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Béatrice de Perrus
Recommandation | 19 déc.
12 mn
Le prince Panthère, dandy, charmeur, vient réconforter la jeune Christine, dans sa chambre, après la mort de son petit chat. Commence un étrange jeu de séduction entre le félin et sa proie. © Panthère — Brecht Evens — Actes Sud
Panthère
Le prince Panthère, dandy, charmeur, vient réconforter la jeune Christine, dans sa chambre, après la mort de son petit chat. Commence un étrange jeu de séduction entre le félin et sa proie.
Lorsque la jeune Christine rentre de l’école, son père lui annonce que le vétérinaire a dû euthanasier Patchouli, son petit chat. Seule dans sa chambre bleue, elle pleure, peut-être aussi parce que sa mère qui a quitté la maison lui manque. Panthère, le prince héritier du royaume de Panthésia, jaillit tel un djinn du tiroir de la commode et emplit la pièce de toute sa majesté. Commence alors un étrange jeu de séduction entre le beau félin, dandy protéiforme, et sa proie.
Un Calvin et Hobbes au féminin, façon Brecht Evens, qui nous plonge dans un monde de l’enfance, troublant et dérangeant.
Panthère, Brecht Evens, Actes Sud, 2014.
Sélection officielle du festival d'Angoulême 2015.
Au Far West comme ailleurs, entre vengeance, fortune et amour, il faut parfois choisir... © Texas Cowboys, Tome 1 — Trondheim, Bonhomme — Actes Sud
Texas Cowboys, Tome 1
Au Far West comme ailleurs, entre vengeance, fortune et amour, il faut parfois choisir...
Harvey Drinkwater, journaliste à Boston, est envoyé au Texas pour faire un reportage sur le "Hell's Half Acre", le coin le plus dangereux du pays, "le pire de toute la racaille des ploucs de l'Ouest rassemblé sur un espace grand comme le cul d'une mouche", dixit le directeur de son journal... Décidé à abandonner le journalisme, il choisit de saisir l'occasion pour se venger de l'ex-mari de sa mère, s'enrichir et trouver une femme. Mais il n'est pas le premier blanc-bec à débarquer dans la "ville des vaches" pour tenter sa chance. Cela fait déjà quatre ans que Betsy Marone plume les visiteurs au poker, et ce n'est pas avec un nom pareil qu'Harvey Drinkwater va impressionner grand monde à Fort Worth. Et de toute façon, comme le dit Ivy, l'homme du cru qu'il a embauché pour le guider dans cette nouvelle vie, on ne peut pas venir dans l'Ouest pour la vengeance, la fortune et l'amour. Ça fait trop. Il faut choisir.
Texas Cowboys, Tome 1, Trondheim, Bonhomme, Actes Sud, 2014.
Ulysse est de retour. Seul, sur la plage d’Ithaque, après dix ans de guerre et dix ans d’errance, il s’apprête à regagner son foyer, mais ne reconnaît pas le paysage. Tout est dans le brouillard. Ulysse est-il bien arrivé chez lui ? © Ulysse, les chants du retour — Jean Harambat — Actes Sud
Ulysse, les chants du retour
Ulysse est de retour. Seul, sur la plage d’Ithaque, après dix ans de guerre et dix ans d’errance, il s’apprête à regagner son foyer, mais ne reconnaît pas le paysage. Tout est dans le brouillard. Ulysse est-il bien arrivé chez lui ?
C’est le point de départ de la bande dessinée, qui suit fidèlement le récit d’Homère mais s’interrompt par endroits pour laisser la parole, dans un commentaire vivant, à des penseurs ou à des anonymes. Tous accompagnent la progression d’Ulysse et du récit, jusqu’au combat livré aux prétendants et aux retrouvailles avec Pénélope. “Ulysse est l’histoire d’un homme à la reconquête de soi”, nous dit Jean-Pierre Vernant, helléniste réputé : si cet album est le récit du retour d’Ulysse, il constitue également un éclairage sur la signification de ce retour, pour les Grecs comme pour nous-mêmes.
Ulysse, devenu mendiant, grimpe les collines de son pays natal pour regagner son palais et récupérer sa vie. À ses côtés, sur l’actuelle île d’Ithaque, marchent Lawrence d’Arabie, Jacqueline de Romilly, Jean-Paul Kauffmann, Jean-Pierre Vernant bien sûr, ou encore Othon le bibliothécaire de Vathy… jusqu’au dévoilement final.
Ulysse, les chants du retour, Jean Harambat, Actes Sud, 2014.
Sélection officielle du festival d'Angoulême 2015.


Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c'est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C'est le début d'un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes. © Un Océan d'amour — Wilfrid Lupano, Grégory Panaccione — Mirages, Delcourt

Un Océan d'amour
Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c'est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C'est le début d'un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.
Un Océan d'amour, Wilfrid Lupano, Grégory Panaccione, Mirages, Delcourt, 2014.
Aimée a tout pour plaire aux notables de Bléville : jeune, belle et veuve, elle s'intègre rapidement dans la sociabilité de cette ville de province rongée par l'habituel cocktail d'histoires de fesses et d'histoires de fric qu'on garde entre soi. Aimée observe. Elle attend la crise inévitable, celle qui finit toujours par éclater. Alors elle pourra enfin jouer franc jeu avec tous ces pourris, et les faire payer, dans tous les sens du terme. Car ce que personne ne sait, c'est qu'Aimée est une tueuse professionnelle... © Fatale — Cabanes, Manchette — Aire Libre
Fatale
Aimée a tout pour plaire aux notables de Bléville : jeune, belle et veuve, elle s'intègre rapidement dans la sociabilité de cette ville de province rongée par l'habituel cocktail d'histoires de fesses et d'histoires de fric qu'on garde entre soi. Aimée observe. Elle attend la crise inévitable, celle qui finit toujours par éclater. Alors elle pourra enfin jouer franc jeu avec tous ces pourris, et les faire payer, dans tous les sens du terme. Car ce que personne ne sait, c'est qu'Aimée est une tueuse professionnelle...
Une adaptation fidèle et magistrale du roman de Manchette, dont on retrouve le sens implacable de la narration et une finesse psychologique qui range Fatale parmi ses romans les plus sombres et les plus marquants. Après La Princesse du sang, Max Cabanes poursuit son travail d'adaptation d'une oeuvre qu'on ne se lasse pas de redécouvrir, et à laquelle il donne une dimension inédite.
Fatale, Cabanes, Manchette, Aire Libre, 2014.
Librement adapté des nouvelles de Conrad, Hodgson, Mac Orlan, Poe, Schwob et Stevenson par Riff Reb’s.
Dernier opus de la trilogie contée et mise en scène par Riff Reb’s, ce recueil offre huit adaptations –graphiquement spectaculaires – d’histoires noires et poétiques. © Hommes à la mer — Riff Reb’s — Soleil
Hommes à la mer
Librement adapté des nouvelles de Conrad, Hodgson, Mac Orlan, Poe, Schwob et Stevenson par Riff Reb’s.
Dernier opus de la trilogie contée et mise en scène par Riff Reb’s, ce recueil offre huit adaptations, graphiquement spectaculaires, d’histoires noires et poétiques.
Un sourire, d’après Joseph Conrad
Les Chevaux marins et Le Dernier Voyage du Shamraken, d’après William Hope Hodgson
La Chiourme et Le Grand Sud, d’après Pierre Mac Orlan
Une descente dans le maelström, d’après Edgar Allan Poe
Les Trois Gabelous, d’après Marcel Schwob
Le Naufrage, d’après Robert Louis Stevenson.
Ces huit récits sont, eux-mêmes, entrecoupés par sept doubles pages dédiées à des extraits de grands textes illustrés (L’Odyssée d’Homère, Kernok le pirate d’Eugène Sue, Malgorn le baleinier d’Émile Condroyer, Le Vaisseau des morts de Traven, Un typhon de Jack London, Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo et Le Sphinx des glaces de Jules Verne).
Un ultime opus littéraire, riche et poétique magistralement réalisé.
Hommes à la mer, Riff Reb’s, Soleil, 2014.
Janvier 1915, en Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l’Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais sur ce lieu hors de raison qu’on appelle le front, ce sont les corps de trois femmes qui font l’objet de l’attention de l’état-major. Trois femmes froidement assassinées. Et sur elles, à chaque fois, une lettre mise en évidence. Une lettre d’adieu. Une lettre écrite par leur meurtrier.  © Notre mère la guerre — Kris, Maël — Futuropolis
Notre mère la guerre
Janvier 1915, en Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l’Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais sur ce lieu hors de raison qu’on appelle le front, ce sont les corps de trois femmes qui font l’objet de l’attention de l’état-major. Trois femmes froidement assassinées. Et sur elles, à chaque fois, une lettre mise en évidence. Une lettre d’adieu. Une lettre écrite par leur meurtrier. Une lettre cachetée à la boue de tranchée, sépulture impensable pour celles qui sont le symbole de la sécurité et du réconfort, celles qui sont l’ultime rempart de l’humanité. Roland Vialatte, lieutenant de gendarmerie, militant catholique, humaniste et progressiste, mène l’enquête. Une étrange enquête. Impensable, même. Car enfin des femmes… c’est impossible. Inimaginable. Tout s’écroulerait. Ou alors, c‘est la guerre elle-même qu’on assassine…
Notre mère la guerre, Kris, Maël, Futuropolis, 2014.
Figure mythique du blues, Robert Johnson est mort à 27 ans, sans doute empoisonné par un rival amoureux. Guitariste prodige, il aurait hérité de ses dons en vendant son âme au diable. De ce personnage énigmatique dont on ne connaît le visage qu’à travers deux photos retrouvées longtemps après sa mort, les auteurs dessinent un portrait fascinant qui explore son âme tourmentée et son existence sulfureuse. © Love in vain  — Jean Michel Dupont, Mezzo — Glénat
Love in vain
Robert Johnson (1911-1938)
Plus qu’un musicien, une légende
Figure mythique du blues, Robert Johnson est mort à 27 ans, sans doute empoisonné par un rival amoureux. Guitariste prodige, il aurait hérité de ses dons en vendant son âme au diable. De ce personnage énigmatique dont on ne connaît le visage qu’à travers deux photos retrouvées longtemps après sa mort, les auteurs dessinent un portrait fascinant qui explore son âme tourmentée et son existence sulfureuse.
Un hommage digne du culte phénoménal dont Robert Johnson est l’objet auprès des amateurs de blues et de rock. Non seulement pour son œuvre magistrale, mais aussi parce que son style a influencé plusieurs générations de musiciens, notamment les Rolling Stones, Eric Clapton, Bob Dylan, Led Zeppelin ou plus récemment les White Stripes.
En filigrane de ce portrait de Robert Johnson, Love in Vain est également une chronique aussi poignante que truculente de la vie quotidienne des Noirs dans le Mississippi ségrégationniste des années 1930.
Love in vain, Jean Michel Dupont, Mezzo, Glénat, 2014.
Après Scrublands, fort remarqué de par son étrange revisitation de l'underground aux sonorités locales d'Afrique du Sud, John Wesley Harding, dont la version française paraît avant l’édition en langue anglaise prévue chez Fantagraphics, creuse la voie d’un clacissisme décalé, aux accents ligne claire assumés. Mais Joe Daly n’est classique qu’en apparence, car rien n’est plus bizarre que cette aventure du Red Monkey. © The Red Monkey dans John Wesley Harding — Joe Daly — L'association
The Red Monkey dans John Wesley Harding
Après Scrublands, fort remarqué de par son étrange revisitation de l'underground aux sonorités locales d'Afrique du Sud, John Wesley Harding, dont la version française paraît avant l’édition en langue anglaise prévue chez Fantagraphics, creuse la voie d’un clacissisme décalé, aux accents ligne claire assumés. Mais Joe Daly n’est classique qu’en apparence, car rien n’est plus bizarre que cette aventure du Red Monkey.
The Red Monkey dans John Wesley Harding, Joe Daly, L'association, 2014.
Les Vieux Fourneaux raconte les aventures de trois septuagénaires, amis depuis leur plus tendre enfance: Antoine, Emile et Pierrot. Chacun a suivi sa route, chacun a fait ses choix, chacun a fondé (ou pas) une famille. Séquelles, souvenirs, fragments de vies (presque) passées. Il reste pourtant à ces trois-là de belles choses à vivre, et une solide amitié chevillée au corps. © Les vieux fourneaux — Wilfrid Lupano, Paul Cauuet — Dargaud
Les Vieux Fourneaux
Les Vieux Fourneaux raconte les aventures de trois septuagénaires, amis depuis leur plus tendre enfance: Antoine, Emile et Pierrot. Chacun a suivi sa route, chacun a fait ses choix, chacun a fondé (ou pas) une famille. Séquelles, souvenirs, fragments de vies (presque) passées. Il reste pourtant à ces trois-là de belles choses à vivre, et une solide amitié chevillée au corps.
Les Vieux Fourneaux, à travers dʼincessants va-et-vient entre les années cinquante et les années 2010, raconte sur un mode tragi-comique notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise.
Les Vieux Fourneaux, Wilfrid Lupano, Paul Cauuet, Dargaud, 2014.
Crédits photo : Un Océan d'amour — Wilfrid Lupano, Grégory Panaccione — Mirages, Delcourt, Ulysse, les chants du retour — Jean Harambat — Actes Sud, The Red Monkey dans John Wesley Harding — Joe Daly — L'association, Texas Cowboys, Tome 1 — Trondheim, Bonhomme — Actes Sud, Panthère — Brecht Evens — Actes Sud, Notre mère la guerre — Kris, Maël — Futuropolis, Love in vain  — Jean Michel Dupont, Mezzo — Glénat, Les vieux fourneaux — Wilfrid Lupano, Paul Cauuet — Dargaud, Hommes à la mer — Riff Reb’s — Soleil, Fatale — Cabanes, Manchette — Aire Libre
Article paru dans le numéro #47 TRÊVE
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