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Élodie Fondacci
Recommandation | 16 janvier
5 mn
Rusell Banks, c'est l'Amérique. Mais l'Amérique des laissés pour comptes, des petites gens, des humiliés. Depuis 40 ans, l'écrivain explore l'envers du Rêve américain, un rêve en « négatif », au sens photographique du terme, puisqu'il donne la voix à ceux qui échappent à la lumière.
Recueil de douze nouvelles ciselées, Un membre permanent de la famille ne fait pas exception à la règle. Douze destins, douze personnages, douze existences captées dans leurs fêlures intimes à un moment de désarroi profond.
Un flic qui découvre que le braqueur qu'il cherche n'est autre que son propre père, une femme noire d'un certain âge qui a économisé toute sa vie pour s'acheter une voiture d'occasion, oubliée sur le parking d'une concession automobile et menacée par un pitbull féroce, un père en plein divorce qui écrase le chien de ses filles, un homme qui vient de subir une greffe, face à la veuve de celui dont il a récupéré le cœur... A douze reprises, Banks réussit un instantané extraordinaire de subtilité et d'empathie de ces moments où tout bascule. Avec un art consommé pour capturer l'éphémère, il s'impose une fois encore comme l'écrivain des rêves brisés et des illusions perdues.
Russell Banks, Un Membre permanent de la famille, Actes Sud
Un membre permanent de la famille, de Russell Banks, Actes Sud, 2014, 22,00 €, 240 p.
Crédits photo : Nancie Battaglia
Article paru dans le numéro #49 BÉTON
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