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Élodie Fondacci
Recommandation | 17 mai
9 mn
Vous vous êtes bien reposés pendant le pont de l'Ascension ? Vous êtes fin prêts à attaquer la sélection de polars de Pluris. Huit merveilles qui vous empêcheront de fermer l'œil !
Absences - Alice Laplante - Éditions 10/18 © DR

Absences - Alice Laplante - Éditions 10/18

 Absences, Alice LaPlante, Éditions Robert Laffont.
Plutôt osé de choisir comme personnage principal d'un thriller une octogénaire atteinte de la maladie d’Alzheimer. Amanda O'Toole, soixante-quinze ans, a été retrouvée morte à son domicile, les quatre doigts de la main droite minutieusement amputés. Tous les soupçons se portent sur sa voisine, et meilleure amie, Jennifer White, que son passé de chirurgien orthopédiste désigne naturellement comme l'auteur du meurtre.

Le problème c'est que Jennifer souffre de démence sénile et qu'elle ignore elle-même si elle a commis ce crime... Inoubliable.
Aux animaux la guerre - Nicolas Mathieu - Éditions Actes Sud collection Actes noirs © DR

Aux animaux la guerre - Nicolas Mathieu - Éditions Actes Sud collection Actes noirs

 Aux animaux la guerre, Nicolas Mathieu, Éditions Actes sud, collection Actes noirs.
Une usine qui ferme dans les Vosges. Une centaine de types condamnés à pointer au chômage dans cette région déjà dévastée par la crise économique. La colère, le désarroi, l'indifférence générale. Et pour certains la très mauvaise idée de s'acoquiner avec les mafieux du coin pour essayer d'en sortir. Polar social remarquablement écrit, formidablement dialogué, Aux animaux la guerre est le roman du

déclassement, de la délocalisation, des laissés pour compte englués dans la crise. Ou comment n'avoir plus rien à perdre peut mener à la déshumanisation... Une véritable révélation.
Les âmes troubles - Olivier Taveau - Éditions du Masque  © DR

Les âmes troubles - Olivier Taveau - Éditions du Masque

 Les Âmes troubles, Olivier Taveau, Éditions Le Masque.
Le capitaine Nicholas Bog-Bat, un flic à la dérive, traque un sérial killer qui sème sur son passage des cadavres aux yeux atrocement brûlés. Deux morceaux de charbon en guise de globes oculaires et, à l'intérieur du crâne, une bouillie poisseuse. Une nuit, le tueur en personne vient lui rendre visite et lui annonce que le cauchemar ne fait que commencer. Il tuera encore et encore, et toutes les victimes auront un rapport avec Nicholas. À lui de

comprendre pourquoi. Psychiatrique, mystique, original en diable : un polar qui vient de remporter le Prix du premier Roman du Festival de Beaune.
Temps glaciaires - Fred Vargas - Flammarion © DR

Temps glaciaires - Fred Vargas - Flammarion

 Temps glaciaires et Pars vite et reviens tard, Fred Vargas, Flammarion et Éditions Viviane Hamy.
Chaque nouvel opus de la reine hexagonale du roman noir est un événement en soi. Pas moins de 300 000 exemplaires pour Temps glaciaires, la nouvelle enquête du Commissaire Adamsberg et de son érudite brigade, qui nous entraîne sur les traces de robespierristes enfiévrés attachés à reproduire les pires heures de la Révolution française.

Mais si d'aventure on n'a jamais lu Vargas, c'est sur son meilleur qu'on se précipite : Pars vite et reviens tard, où l'auteur, archéozoologue de son métier et titulaire d’un doctorat d’histoire sur la peste au Moyen Âge, trousse une intrigue de haut vol sur la résurgence improbable de ce fléau d'un autre temps. Inégalable.
Les nuits de Reykjavik - Arnaldur Indridason - Éditions Métailié © DR

Les nuits de Reykjavik - Arnaldur Indridason - Éditions Métailié

 Les nuits de Reykjavik, Arnaldur Indridason, Éditions Métailié.
Il est aux Islandais ce que Vargas est aux Français : la star incontestée du polar national. Arnaldur Indridason est de retour. C'est sur la première affaire de son commissaire fétiche Erlendur Sveinsson que l'auteur cette fois se penche. Un taciturne aux idées folles qui ressemble d'ailleurs fort à Ademberg, un je ne sais quoi de nordique en prime. Le jeune flic qui vient d'entrer dans la police patrouille chaque nuit dans les rues endormies de Reykjavik.

Accidents de la circulation, contrebande, bagarres… Rien de fondamentalement palpitant jusqu'au jour où des gamins trouvent dans un étang le cadavre d'un clochard avec qui Erlendur avait sympathisé. Suicide d'un pauvre hère, l'affaire devrait être classée, mais le souvenir de cet homme hante notre obstiné héros qui va s'enfoncer de plus en plus profondément dans les bas fonds de la ville... Mélancolique et subtil.
Les Visages - Jesse Kellerman - Éditions Sonatine © DR

Les Visages - Jesse Kellerman - Éditions Sonatine

 Les visages, Jesse Kellerman, Éditions Sonatine.
Le jour où Ethan Muller, propriétaire d'une galerie branchée de Manhattan met la main par hasard sur une série de dessins aussi troublants qu'exceptionnels, il décide sans scrupules de les exposer. Ces œuvres, des portraits d'enfants aux visages d'ange dans des décors hallucinés, sont sans conteste l'œuvre d'un génie. Peu lui importe que leur auteur ait disparu sans laisser de traces en laissant ses dessins mal emballées dans les

cartons d'un appartement sordide de New York. Comme prévu la critique s'emballe, et les prix aussi, jusqu'au jour où le coup de fil d'un flic à la retraite révélant que ces visages sont ceux d'enfants victimes d'un tueur en série ayant sévi quelques années auparavant, vient singulièrement corser l'affaire. Envoûtant.
Rebecca - Daphné du Maurier - Éditions Albin Michel © DR

Rebecca - Daphné du Maurier - Éditions Albin Michel

 Rebecca, Daphné du Maurier, Éditions Albin Michel.
Certes ce n'est pas un polar stricto sensu. Mais on met au défi quiconque de ne pas dévorer d'une traite le chef d'œuvre de la romancière britannique. Quand une jeune et timide dame de compagnie épouse Maximilien de Winter, elle se met à croire aux contes de fées. Il est beau, ténébreux, richissime, veuf depuis peu, et il l’emmène vivre dans son fascinant domaine de Manderley. Mais le rêve est de courte durée. Sur Manderley plane

l'obsédante ombre de l'épouse défunte : la belle, spirituelle, indépassable Rebecca. Et très vite le manoir devient pour la jeune femme aussi oppressant qu'un sépulcre. Porté par une plume romantique et flamboyante qui n'est pas sans rappeler celles des sœurs Brontë, le roman gothique de Daphné du Maurier, rendu mondialement célèbre par le film d'Hitchcock, reparaît chez Albin Michel dans une nouvelle traduction signée Anouk Neuhoff. On vous envie si vous ne l'avez jamais lu.
Crédits photo : Pluris, DR
Article paru dans le numéro #66 ANIMÉS
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