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Tiphaine Illouz
Recommandation | 16 mai
4 mn

Maïeutique des couleurs
Diane Douka transforme le foulard en fantaisie colorée.

« Avant même le graphisme d’un foulard, je travaille la gamme de couleurs », prévient Diane Douka. En 2013, après quinze ans passés en tant que styliste au sein de maisons de mode, notamment chez Kenzo, elle a crée Douka, une maison entièrement dédiée aux foulards. « Je suis convaincue que le carré peut être quelque chose de moderne. Et quitte à porter un foulard, autant prendre un peu de risque pour qu’il soit visible. » Son alchimie des couleurs, elle est « tombée dedans » pendant son enfance en Côte d’Ivoire. « Les couleurs ne me font pas peur. Je suis d’abord attirée par une couleur forte, puis je l’associe à d’autres. Le violet et le jaune peuvent très bien cohabiter, tout comme le bleu marine et le noir, ou le corail et le bleu turquoise ; tout dépend de l'intensité de chacune. »
Diane Douka, créatrice des foulards Douka © Pluris
Si les couleurs sont osées, elles sont en même temps étrangement faciles à porter et à assortir. Dans le showroom qui lui sert de bureau, elle essaie, associe, découpe, s’inspire d’une photo de magazine, d’un film et donne naissance à ses modèles : le Daphné en corail, vert turquoise ou violet, Irène ou Ella, sont tous issus de la première histoire, celle de « la quadrature des carrés » où « le carré rythme la surface, se transforme en triangle lorsqu’on le découpe, et peut même s’étirer en rectangle ». Chez Douka, il n’y a pas systématiquement une nouvelle collection à chaque saison, mais plutôt des histoires qui naissent, se poursuivent, se superposent.
J’essaie de faire vivre mes foulards. Il y a des intemporels qui restent actuels, car il est inutile de changer entièrement sa garde-robe à chaque saison.
Elle a choisi l’Italie pour fabriquer ses pièces et si elle travaille le coton, la laine ou le cachemire l’hiver, elle avoue une préférence pour la soie et son côte précieux et vaporeux. « Je travaille sur des armures différentes, crêpe de soie, ou soie satin, mais la soie amène toujours du mouvement sur une silhouette, ce qui la rapproche de la danse. » Qu’ils soient grands (120x120) ou petits (65x65), elle milite pour plus d’imagination dans leur porté. « L’été surtout, on peut laisser le foulard s’immiscer dans un look à la place d’une ceinture par exemple, en le faisant glisser, ou en le transformant en top. C’est un moyen pour accessoiriser qui n'est jamais ennuyeux. »
Foulard Diane Douka © DR
Foulard Diane Douka © DR
Foulard Diane Douka © DR
Foulard Diane Douka © DR
Foulard Diane Douka © DR
Foulard Diane Douka © DR
Foulard Diane Douka © DR
Rencontre Cannes est aussi le lieu de rencontres inattendues et riches. Pluris à eu la chance d'accompagner Douka lors de sa rencontre avec la prestigieuse maison de GRISOGONO. Une conversation unique et une rencontre forte entre deux créateurs.
Crédits photo : Pluris, DR
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Article paru dans le numéro #66 ANIMÉS
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