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Pascal de Rauglaudre
Recommandation | 20 juin
4 mn

Duel royal tragique
Deux reines convoitent le même trône, et le même homme. Maria Stuarda, au Théâtre des Champs-Élysées.

Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Au cours de la scène la plus intense de cet opéra de Donizetti, Elisabeth Ière, reine d’Angleterre, affronte Mary Stuart, reine d’Écosse. Celle-ci essaie de gagner la sympathie de sa cousine, mais les deux rivales, qui convoitent à la fois le trône d’Angleterre et l’amour du comte de Leicester, succombent rapidement à leurs passions, et pour son malheur, Mary finit par agonir d’injures Elisabeth, la traitant de « vile bâtarde ».
Ce moment où le destin de Mary bascule ne s’est jamais historiquement produit, mais il constitue le cœur de l’intrigue. Inspiré par une pièce du poète romantique allemand Schiller, le compositeur italien campe là un portrait très idéalisé de la reine catholique d’Écosse.
C’est dans la dernière scène que Donizetti est à son meilleur. Sur le point d’être exécutée, Mary confesse ses péchés à l’évêque Talbot, puis prie une dernière fois avec ses partisans, dans un chœur digne de Verdi. Pendant qu’elle partage un ultime moment avec Leicester rongé par la culpabilité, la musique enchaîne les arias jusqu’à l’exécution.
Le duo de metteurs en scène Moshe Leiser et Patrice Caurier a placé la scène dans le décor d’une prison moderne, austère mais d’une grande élégance visuelle. Les protagonistes sont habillés en vêtements contemporains, à l’exception des deux reines en costumes d’époque.
La véritable distinction tient dans les performances vocales individuelles, en particulier celles des deux reines. En termes purement vocaux, le fort tempérament de Carmen Ginnattasio / Elisabeth, offre une voix plus pure, tandis qu’Aleksandra Kurzak / Mary, somptueuse, concentre tous les raffinements du bal canto et maîtrise à la perfection son jeu physique et vocal.
Face à ce duel cruel de divas, les hommes jouent les faire-valoir. Francesco Demuro incarne un comte de Leicester dynamique mais tendu, coincé entre son amour pour la malheureuse condamnée et ses sentiments pour l’impérieuse Elisabeth, jusqu’à s’effacer pour laisser le drame s’accomplir. Carlo Colombara interprète un Talbot crypto-catholique retentissant, et Christian Helmer, un Cecil renfrogné, toujours muni d’une immense hache comme pour mieux pousser sa reine à en faire usage. À la direction d’orchestre, Patrice-Marie Aubert est incontestablement efficace, mais ce sont les chanteuses, très longuement applaudies, qui transmettent toute l’émotion et la passion.
 Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées, jusqu'au 27 juin.
Maria Stuarda, drame lyrique en deux actes (1835) de Gaetano Donizetti, livret de Giuseppe Bardari, d’après la tragédie éponyme de Friedrich von Schiller. Théâtre des Champs-Élysées © Vincent Pontet
Crédits photo : Vincent Pontet
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Article paru dans le numéro #71 ZINC
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