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Pascal de Rauglaudre
Reportage | 21 juin
5 mn

Le Rafale du virtuel au réel
Au Salon du Bourget, l'avion de chasse célébrait ses premières exportations, enfin. Pluris l'a vu en vrai et testé en 3D.

Rafale, Dassault Aviation © Bell & Ross
Rafale, Dassault Aviation © Bell & Ross
Rafale, Dassault Aviation © Bell & Ross
C’était la star de l’édition 2015 du Salon du Bourget. Une dizaine d’années après sa mise en service opérationnel dans l’Armée de l’air et la Marine, le Rafale célèbre enfin ses premières ventes à l’export. Là où plusieurs avions effectuaient chacun une mission spécifique (défense et supériorité aérienne, bombardement, frappe air-sol longue distance, lutte antinavires, reconnaissance, dissuasion nucléaire, etc.), ce chasseur dit « omnirôle » est capable de les assurer toutes au cours d’une même mission.
Mais vendre un avion aussi sophistiqué n’est pas si simple. Pour former les futurs pilotes et mécaniciens du chasseur, Dassault a développé un ensemble de systèmes de réalité virtuelle. Dans son « chalet » du Bourget, l’avionneur a installé une version « transportable » de son Immersive Reality Center (IRC), le fameux « centre de réalité virtuelle immersif » construit au siège du groupe, à Saint-Cloud, dans lequel pilotes et mécaniciens interagissent avec une maquette numérique grandeur nature. Le secret de l’IRC tient dans trois ordinateurs super puissants, auxquels sont reliés un écran plat stéréoscopique, deux grands écrans de recopie et un système de capture de position avec quatre caméras infrarouges.
Rafale, Dassault Aviation © Bell & Ross
Les visiteurs qui se pressent au chalet du Bourget commencent par chausser des lunettes de vision 3D et s’harnacher de capteurs de mouvements pour s’immerger dans la maquette numérique et jouer aux pilotes et aux techniciens. D’un coup le Rafale devient présent, en relief et en transparence : les visiteurs peuvent vérifier l’architecture d’un avion grandeur nature, et l’emplacement de chaque pièce de l’appareil, un peu comme dans les films de science fiction. Et si l’avion a besoin d’une opération de maintenance de dernière minute, ils entrent dans le fuselage virtuel, tendent le bras, et s’emparent de la pièce défectueuse – sans se cogner à l’écran.
Plus loin, la plus grande pièce est réservée au prestigieux simulateur de vol. Il faut s’imaginer dans le cockpit, les commandes de l’avion à portée de main. On tourne la tête de gauche à droite, et l’avion modifie son plan de parcours. Un instructeur déchiffre les données qui s’affichent sur le cockpit et explique comment atteindre une cible mobile ou repérer une batterie de missiles Crotale anti-aériens.
Désormais, dans les bureaux de Dassault, plans en papier, maquettes physiques et prototypes ont disparu, au profit de la maquette numérique, qui rassemble toutes les informations nécessaires à la production de l’avion. Cette maquette permet d’effectuer tous les tests indispensables, essais virtuels d’aérodynamisme, tests numériques du comportement de l’avion, calculs de la propagation des forces et des contraintes… Le tout avec un niveau de réalisme stupéfiant, sachant qu’un avion de combat peut contenir jusqu’à 100 000 pièces, 25 km de câbles et pas moins de 300 000 fixations, reproduits jusqu’à la plus petite vis dans la maquette.
 Dans le cockpit du Rafale
Rafale, Dassault Aviation © Bell & Ross
Crédits photo : Bell & Ross
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Article paru dans le numéro #71 ZINC
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