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Sophie Colin
News | 23 juin
6 mn
Au commencement était la forme. Chaque collection majeure de Vacheron Constantin est identifiable par une forme. Puis vint le mouvement : pour son 260e anniversaire, l'illustre maison horlogère souhaitait s'offrir une complication plongeant ses racines dans l'histoire de la marque. Une exploration fructueuse dans ses archives a donné naissance au projet Harmony qui démarre à partir de l'un des premiers chronographes de poignet Vacheron Constantin, en 1928, en forme de coussin. Le travail consiste alors non pas à rééditer ce modèle, mais à s'en inspirer pour revisiter une forme et inventer des complications contemporaines. Commence le processus fascinant de création horlogère, entre sensibilité artistique et connaissances scientifiques, à la fois juste rapport entre design et technique, et travail complémentaire d'artistes et d'ingénieurs.
« Nous avons étudié le boîtier comme une carrosserie avec ses courbes, ses surfaces tendues, et la réflexion de la lumière. Une grande sophistication dans les lignes, une élégance, une complexité dans la simplicité. C'est le terreau dans lequel nous travaillons », explique Christian Selmoni, directeur artistique de Vacheron Constantin. La forme coussin, c'est une approche « tridimensionnelle, la forme dans la forme avec carrure galbée, lunette carrée et glace ronde ».

Les chiffres du cadran ont été redessinés mais les aiguilles de 1928 sont conservées. « La voie dans laquelle le design s'exprime est étroite car conduite par des contraintes à la fois volumiques des mouvements, et fonctionnelles dues aux entraxes, compteurs, aiguilles, passages d'aiguilles, correcteurs... » De l'inspiration à la présentation des pièces, il s'est passé deux ans. Un intense travail d'équipe a mobilisé créateurs artistiques et designers.
Vacheron Constantin Harmony  © Vacheron Constantin
Parallèlement à la réalisation esthétique, il y a l'innovation technologique. « Il a fallu sept ans à l'équipe d'ingénieurs et de constructeurs pour créer et développer les nouveaux mouvements des sept premiers modèles de la collection », raconte Christian Selmoni. A l'honneur : le chronographe donc, monopoussoir, offrant l'élégance dépouillée d'un poussoir caché dans la couronne de remontoir. Chronographe version pulsomètrique comme celui de 1928 avec son échelle rouge graduée pour mesurer le pouls rappelant celle des montres médicales d'autrefois. Version ultra-plate qui bat le record du monde avec son mouvement de 5,2 mm d'épaisseur et son boîtier de 8,40 mm, dotée d'une fonction rattrapante lui permettant de chronométrer des événements qui commencent mais ne se terminent pas en même temps.
Parmi les prouesses technologiques contemporaines de ces deux modèles, le système de friction permet d'éviter le saut de l'aiguille lors du démarrage du chronographe.
Autre complication : la Dual Time à double fuseau horaire avec indication jour/nuit dont les réglables sont possibles par la couronne. Les modèles sont entièrement fabriqués en interne, édités en séries limitées et ornés d'une gravure florale reprise de la montre de 1928.
Le lancement d'une nouvelle collection est pour tout directeur artistique une invitation à l'audace. « Nous appliquons les métiers d'art ancestraux dans un contexte contemporain, c'est un vrai challenge, qui implique la nécessité d'avoir un esprit ouvert et de chercher des propositions toujours différentes, en étant perpétuellement en mouvement pour voir ce qui se fait autour de nous », conclut Christian Selmoni.
Vacheron Constantin Harmony  © Vacheron Constantin
Vacheron Constantin Harmony  © Vacheron Constantin


Crédits photo : Vacheron Constantin
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