Fermer
Olivier de Cointet
Reportage | 19 juillet , mis à jour le 3 août
12 mn
En sillonnant la Costa Smeralda, rythmée par les criques et les archipels, l’œil est charmé par les couleurs intenses de la mer. Discrètes, fondues dans le paysage, de vastes villas sur les collines dominent ce paysage magnifique. A l’image de la Sardaigne, il faut du temps pour apprivoiser ces demeures qui dissimulent bien des secrets.
Conçues pour les plus belles d’entre elles par les architectes Vici, Couëlle et Vietti, elles épousent des formes organiques et sculpturales, et s’intègrent parfaitement dans leur environnement naturel. Ouvertes sur l’extérieur et offrant de nombreux points de vue sublimes sur la mer, elles le sont aussi dans leur âme. Car ces maisons sont faites pour accueillir, recevoir, partager des moments de détentes dans un esprit familial.
Yacht Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Yacht Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Yacht Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Yacht Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Pécheurs Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
 © Pluris
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Motorino Piaggo Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
La cohérence dans l’architecture de Porto Cervo, orchestrée par l’Aga Khan, offre un ensemble d’une beauté rare. L'unité de style des grands hôtels comme le Cala di Volpe, au village de Porto Cervo, confère à la côte d’émeraude une singularité hors du temps.
La Sardaigne ne se révèle pas au premier venu, il faut l’amadouer avec le temps, lui prêter allégeance.
Tournée depuis toujours vers la terre plus que vers la mer, l’île a su garder de ses racines un esprit sauvage et authentique. Ses trésors sont autant ses valeurs de liberté et de raffinement que la beauté de ses paysages qui apaise et vivifie.
Le temps permet de découvrir toutes ses facettes secrètes, depuis ses plages azur accessibles seulement par la mer, jusqu'à l’architecture des maisons pensées pour se fondre dans la nature sauvage ou encore sa population, fière de ses racines et de son terroir. Une terre à laquelle on s’attache solidement avec le temps, la tête pleine de souvenirs de fêtes, de rencontres et d’évasion.
Lieu de villégiature de la haute société italienne, la Costa Smeralda est intimement liée aux fêtes extraordinaires qui ont contribué à sa légende. Avant même que Porto Cervo ne se développe, elles étaient déjà le point de rassemblement de l’élégance et du raffinement italien. Se tenant dans de somptueuses propriétés « pied dans l’eau » ou surplombant la mer pour mieux profiter du paysage, leur exclusivité renforçait le plaisir de ceux qui y étaient conviés.
L’amitié, ainsi qu'une forme d’anonymat, contribuent à les rendre particulièrement chaleureuses et prisées. Des hôtels mythiques comme le Cala di Volpe aux soirées privées, la haute saison à Porto Cervo reste rythmée par des rendez-vous où la dolce vita prend tout son sens.
Marco Calatri © Pluris

Marco Calatri

L’élégance et le style : Marco Calatri

Comme toute histoire de famille, celle d’Esmeralda est un clin d’œil à un souvenir qui l’a marqué, celui d’un bateau de famille qui portait ce nom. Pour Marco, son propriétaire et gérant, la boutique de mode qu’il a développée ces dernières années à Porto Cervo est une immense fierté. Seul multi-marque de cette enclave de luxe, il peut aujourd’hui s’affranchir des tendances et de la mode pour imposer son choix parmi les plus grands noms qu’il représente : Pucci, Ralph Lauren, mais aussi sa propre collection privée et celle d’un Sarde qui a marqué l’histoire de Kenzo, Antonio Marras.

Chaque espace de sa boutique est dédié à une marque, et propose un parcours tout en subtilité entre ses multiples univers, une véritable casbah, comme il aime la décrire. La décoration se compose de matériaux bruts comme ce bois flotté qu’il ramasse sur les plages de l’île et qui lui sert à réaliser des lampes ou des présentoirs pour souliers.
Il porte des lunettes en cuir sombre, un nœud papillon bleu roi et des chaussures qu’on qualifierait assez volontiers de chaussons, « comodissime », excessivement agréables, lâche-t-il avec un sourire entendu.
Sa plus grande fierté est d’avoir ouvert un espace près du port dédié à la maison, offrant ainsi au-delà du style, des objets d’un très grand raffinement pour être en adéquation avec le lieu. Car il faut suivre les codes de Porto Cervo, dont le style est à la fois décontracté, entendez des tissus amples, mais avec des touches d’extrême raffinement, dans les sandales, la ceinture ou le chapeau qui complèteront la tenue. Est proscrit tout ce qui rappelle la ville. S’habiller à Porto Cervo requiert une main experte et un œil qui sait mettre en valeur, certainement la raison du succès de Marco depuis tant d’années.
Gianni Pedrinelli © Pluris

Gianni Pedrinelli

Goûts et couleurs de la cuisine sarde : Gianni Pedrinelli

Son restaurant est une institution de Porto Cervo. Situé en retrait de la ville, le long de la route qui conduit vers les terres, cette grande bâtisse ne laisse rien transparaître de son extérieur classique d’une grande maison de campagne. Après avoir monté les quelques marches, on est surpris par les volumes de ce lieu qu’il a complètement refait il y a quelques années. Un immense espace séparé par quelques subtils voilages, qui conduisent à une terrasse où l’on peut dîner sous les étoiles.

Gianni Pedrinelli, le maitre des lieux, est fier de cet endroit où se sont restaurés les hôtes les plus illustres de Porto Cervo. Peu importe la durée de leur séjour, ils viendront tous chez Gianni au moins une fois, profiter de son accueil chaleureux et de sa cuisine, d’une grande simplicité, et basée sur les produits locaux. Qualifié de trovatore, dénicheur, il va tous les matins rechercher les meilleurs produits. C’est la magie de la cuisine italienne, qui sait faire un repas de quelques produits purs, comme ce parmesan d’une réserve spéciale qu’il fait venir tout spécialement pour lui.

Gianni ne quitte pas son sourire contagieux, parlant souvent à voix basse, habitué à traiter ses clients avec la plus grande discrétion. Il prend son temps et aime en donner aux autres, ayant su garder une grande simplicité malgré les convives illustres qu’il reçoit à la belle saison.
 © Pluris

La Comtesse Diamante

Issue de l’une des plus grandes familles d'industriels italiens, Diamante a tout de ces personnages haut en couleur, d’une grande culture, aux anecdotes fournies, mémoire d’un lieu et d’une vie. Son élégance naturelle se traduit à la fois dans les mots qu’elle choisit pour s’exprimer, ses tenues et ses attitudes. Elle est éprise de sa liberté et avoue sans hésiter que c’est son plus grand luxe.

Sa famille a été l’une des premières à s’installer à Porto Rotondo, puis elle-même à Porto Cervo.

Elle reste profondément attachée à ce lieu qu’elle connaît depuis toujours, respectueuse de ses traditions, de ses facettes un peu sauvages et cachées. Elle y vient toute l’année, car l’arrière-saison est pour elle l’une des plus appréciables, quand par magie la nature renaît, faisant éclore de nombreuses fleurs blanches aux abords des plages.
La Sardaigne ne se révèle pas au premier venu, il faut l’amadouer avec le temps, lui prêter allégeance. Sa maison reflète cet état d’esprit. Elle s’intègre dans le paysage, et surprend en se cachant par endroits sous la roche. Les pièces épousent ce flanc de colline sur lequel elle a été bâtie par l’un des plus grands architectes. Les pièces sont toutes uniques, menues, jouant des courbes et s’ouvrant dès que possible vers la mer. Un jeu d’escaliers permet d’accéder aux multiples niveaux où sont réparties chacune des chambres, l’une d’entre elle étant logée sous le salon avec une fenêtre sur la piscine, comme si, pour s’excuser de ne pas voir la mer, il fallait tout de même apercevoir l’eau. Cette maison est ouverte, tant physiquement que dans l’esprit, comme en témoigne les nationalités variées des invités qui s’y retrouvent chaque année.
Diamante se souvient des fêtes données à l’époque où la Costa Smeralda était encore une terre à défricher. Les thèmes étaient autant de défis lancés à la créativité et à l’élégance, un exercice dans lequel la haute société italienne se retrouvait pleinement et qui a construit le mythe de ce lieu de villégiature tant prisé.
Rocco © Pluris

Rocco

Rocco

Au Cala di Volpe, il est le seul à s’être attribué une suite à l’année pour accueillir ses nombreuses prétendantes. Rocco est LE coq de la petite ferme du prestigieux hôtel, véritable personnalité que tout familier du lieu vient saluer.

En longeant le point d’arrimage des vedettes et l’immense piscine de l’hôtel, on découvre un lieu qui réserve ses secrets : un petit verger qu’entoure l’espace où vivent quelques chèvres, Rocco et ses poules.

Il a laissé quelques plumes de son cou au cours de ses derniers ébats, mais il domine avec fierté son territoire et sait montrer à ses visiteurs qu’il y règne en maître absolu.
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Porto Cervo Sardaigne Italie © Pluris
Crédits photo : Pluris
Partager :
Bonnes adresses
Via Sottopiazza Delle Chiacchiere
07021 Porto Cervo Arzachena - Italie
+39 0789 91764
S.P. 59, Localita' Piccolo Pevero
07021 Porto Cervo Arzachena - Italie
Loc. Cala di Volpe
07021 Porto Cervo - Italie
Article paru dans le numéro #75 BOUCLÉ
Recevoir le magazine Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine l'essentiel de la culture, du business et de l'art de vivre.
Fermer
Dolce vita à la mode sarde à un ami.
(*) Obligatoire
Fermer
Modifiez votre mot de passe
Fermer
Veuillez saisir votre identifiant
Fermer
Fermer
Bienvenue sur Pluris
Inscrivez-vous pour rejoindre
la communauté Pluris et recevoir chaque semaine le magazine.
Créer un compte avec un email
Bienvenue sur Pluris
, complétez le formulaire pour terminer votre inscription.