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À l'aise dans la pose
En quête d'authenticité, Benjamin Eagle, jeune photographe anglais, est allé se perdre au fond de la Birmanie.

Benjamin Eagle - Bagan Project Burma (Birmanie) © DR
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Benjamin Eagle - Bagan Project Burma (Birmanie) © DR
François Delaroière
Portrait | 11 juillet
4 mn
Tombé amoureux de l’Asie du Sud-Est, Benjamin Eagle sait qu’il faut désormais aller très loin hors des sentiers battus pour rencontrer des individus sans attentes particulières vis-à-vis des étrangers, dans une réalité qui est seulement la leur. Cette quête d’authenticité fournit à l’objectif une beauté sans apprêt, en même temps qu’une fenêtre sur le rêve. Touché dans son âme, le photographe peut alors créer son univers propre dans l’étrange limpidité de ses sujets. L’Asie qu’il photographie est empreinte de romantisme : la nature et les temples, comme les décors et la lumière d’un studio, détachent des personnages stylisés par la pose.

À la recherche de personnages authentiques

Photographe de presse, Benjamin Eagle, 31 ans, né à Oxford, a ressenti un jour le besoin de prendre des photos sans subir la pression de l’actualité. Il est donc allé se perdre en Birmanie, dans la région de Bagan où il avait travaillé dix ans auparavant : « Cet endroit très isolé avec de l’espace et plus de trois mille temples m’est apparu comme un vaste terrain de jeu. »
Après avoir erré pendant deux jours dans un temple, il s’est mis à la recherche de personnages. Un peintre de rue lui propose des moines. Lui veut des personnes encore plus authentiques. « Je lui montre mon book et je pointe du doigt le personnage qui était ma référence lors de mon premier voyage. Il me répond : c’est mon ami. Dix minutes plus tard, le type arrive à cheval. Je n’en revenais pas. J’étais heureux, et lui, un peu gêné. Je lui montre les photos de lui qu’il n’avait jamais vu. Il était très ému. »

Immersion créative

Ils sont ainsi partis tous ensemble, durant quatre jours, le photographe, le peintre, le modèle, son frère et ses sœurs au milieu des temples. « Tout m’est venu très naturellement, comme une évidence. » Les personnages entrent progressivement dans la peau de modèles, de plus en plus à l’aise dans la pose, heureux de susciter l’enthousiasme de l’artiste.
Lui cherche les symétries et les perspectives, trouve des contradictions et des équilibres entre l’homme et le paysage, mêle la force masculine et une douceur presque extatique. « Je veux explorer les sujets dans leur habitat naturel, capturer une émotion d’un ensemble terrien hors du temps, sans représentation de la vie moderne. »
Une émotion partagée par les visiteurs de son exposition éphémère au Studio 17, un nouvel espace, habituellement réservé aux shootings, et désormais offert aux photographes.
Crédits photo : DR
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Article paru dans le numéro #74 GRAN TURISMO
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