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Tiphaine Illouz
À savoir | 11 sept.
4 mn
Loin d’être d’un seul tenant comme un bouchon de vin de qualité, le bouchon de champagne compte trois éléments : deux rondelles collées faites en liège plein (en contact direct avec le précieux nectar) et un manche constitué de granulats de liège. D’autres l’appellent cheville et jupe.
Le Portugal, l’un des plus gros producteurs de liège, s’est fait une spécialité de la gestion des forêts de chêne-liège, autrement dit Quercus Suber, du travail de la matière brute, et de la fabrication des bouchons. L’étape intermédiaire consiste à travailler le liège pour en obtenir les différents morceaux livrés ensuite à ceux qui en assureront le montage final jusqu’à obtenir un seul cylindre prêt à être embouteillé. Les écorces brutes de chêne-liège sont d’abord triées, nettoyées puis rabotées.
La fabrication du bouchon en chêne liège © DR
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La fabrication du bouchon en chêne liège © DR
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Ce sont les rondelles, c’est-à-dire la partie inférieure, qui sont l’objet de la plus grande attention. Une fois débitées, elles passeront chacune sous l’œil laser pour être sélectionnées et triées en fonction de leur qualité. Chaque défaut (fissure, forme irrégulière) sera apprécié, et leur qualité catégorisée – 1, 2 ou 3. Si cette étape est fascinante c’est qu’elle réunit dans le même espace une production très ancestrale proche de la matière et des instruments de mesure extrêmement précis. Mais l’on pourrait aussi parler longtemps des plantations de chêne-liège et du métier de « leveur », celui qui récolte l’écorce de chêne-liège : grâce à sa dextérité, il ne doit pas blesser l’arbre, et il obtient les plus grandes planches possibles.
Pour travailler cette matière naturelle, mieux vaut être patient : il faut attendre 25 à 30 ans pour effectuer le premier écorçage (« démasclage ») dont les granulés ne seront pas tout de suite employés pour fabriquer les bouchons. Le second écorçage aura lieu 9 ans après, et donnera une structure de liège encore irrégulière de qualité moyenne, non encore utilisable par l’industrie bouchonnière. C’est à partir du troisième écorçage seulement, 9 ans plus tard, que le liège atteindra les qualités requises : structure régulière, croûte et ventre lisses.
Plus de 40 ans d’attente, et une durée de vie d’un siècle et demi, pour sabrer le champagne !
Crédits photo : DR
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Article paru dans le numéro #82 MÉTÉORES
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Le bouchon de champagne, objet high tech à un ami.
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