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Philippine Robert
News | 3 oct.
6 mn

L'avant-garde en 5 expos
De Rome à Londres, en passant par Paris et Mons, cinq regards hors normes sur le monde et l'art contemporain.

 © DR
Take me (I’m yours), exposition à la Monnaie de Paris © DR
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« Des champs de recherches qui semblent éloignés les uns des autres mais qui se révèlent irrigués par d'insolites systèmes de correspondances. » Par cette phrase, Marc-Olivier Wahler, commissaire de l'exposition L'ordre des lucioles, crée un lien entre les œuvres présentées dans les murs de la fondation Ricard. Mais elle pourrait aussi s'appliquer à notre sélection d'expositions de la rentrée. De Rome à Paris, en passant par Londres et Bruxelles, ces expositions bouleversent notre regard sur le monde.

FOOD dal cucchiaio al mondo, Fondazione MAXXI à Rome © DR

Se régaler à Rome

Renoncez aux allées encombres de l'Expo universelle de Milan et précipitez-vous à Rome. Entre les murs penchés du MAXXI, le Musée national des arts du XXIe siècle, la nourriture s'expose aussi, à travers l'art, l'architecture, le design ou la photographie. Elle nous convie à un autre voyage, qui relie le corps à la géopolitique, en passant par la maison, la rue, la ville et le paysage, aux quatre coins du monde. « Avec cette exposition, le MAXXI se donne le devoir d'aller au fond des choses, de faire exploser les contradictions liées à l'espace de la nourriture, à la fois supplice et délice, glamour et misère de l'humanité », explique Pippo Ciorra, conservateur de l'exposition. Plus de cinquante œuvres d'artistes permettent de cartographier l'ensemble des problématiques qui entourent la nourriture aujourd'hui.

« FOOD dal cucchiaio al mondo »
Fondazione MAXXI, Museo nazionale delle arti del XXI secolo
Jusqu’au 8 novembre 2015.
 Fondazione MAXXI

Take me (I’m yours), exposition à la Monnaie de Paris © DR

Devenir collectionneur d'art à Paris

Enfin une exposition où il est interdit de s'abstenir de toucher ! Encore plus fort, il est fortement conseillé d'emporter une œuvre chez soi. « Take me, I'm yours », c'est « l'exposition où tout doit disparaître », clament les affiches de l'évènement. Vingt ans après un premier essai à la Serpentine Gallery de Londres, l'exposition créée par le plasticien Christian Boltanski et le commissaire d'exposition Hans-Ulrich Obrist arrive à Paris, avec la complicité de Chiara Parisi, directrice des programmes culturels de la Monnaie de Paris. Avec ce renversement inhabituel, l'installation questionne la valeur des œuvres d'art. Chiara Parisi apporte une réponse : il s'agit avant tout d’une « histoire de consommation et de dispersion ».

« Take me (I’m yours) »
Monnaie de Paris
 Monnaie de Paris

Atopolis, Manège de Sury à Mons © DR

Migrer à Mons

Atopos, c'est le lieu qui n'existe pas, et polis, la ville. Pendant quelques semaines, une ville imaginaire s’installe à Mons, Capitale européenne de la culture en 2015. Portée par le Wiels, le Centre d'art contemporain de Bruxelles, l'exposition réunit vingt-trois artistes qui s'interrogent sur le métissage, le nomadisme, les migrations, en utilisant la peinture, la sculpture, la photographie, la vidéo ou encore les installations.

« Atopolis »
Manège de Sury à Mons
Jusqu’au 18 octobre.
 Atopolis

Jimmie Durham – Various Items and Complaints, Serpentine Gallery à Londres © DR

Militer à Londres

À la fois poète, essayiste et militant pour les droits civiques et la cause indienne, Jimmie Durham est un artiste contemporain majeur, dont l'œuvre reste pourtant méconnue. À travers sculptures, installations, dessins, performances, vidéos et photographies, il ne cesse de s'interroger sur le lien entre formes et concepts, sur les questions d'identité, tout en dénonçant avec force le colonialisme et l'impérialisme.

« Jimmie Durham – Various Items and Complaints »
Jusqu’au 8 novembre 2015.
Serpentine Gallery, Kensington Gardens
 Serpentine Gallery

L’Ordre des lucioles – Exposition du 17e Prix Fondation d’entreprise Ricard à Paris © DR

Rêver à Paris

Pour la 17e édition du prix de la Fondation d'entreprise Ricard, huit jeunes artistes finalistes, seuls ou en duo, exposent leurs œuvres jusqu'à la fin du mois d'octobre sous le titre ésotérique de « L'Ordre des lucioles ». Des lumières qui jalonnent les différentes œuvres, et clignotent à l'unisson. Une balade poétique et onirique, « qui dévoile d'étonnantes perspectives sur la manière dont les objets qui constituent notre monde se connectent, se synchronisent et s'influencent réciproquement », promet Marc-Olivier Wahler, commissaire de l'exposition.

« L’Ordre des lucioles » – Exposition du 17e Prix Fondation d’entreprise Ricard
Jusqu’au 31 octobre 2015.
Fondation d’entreprise Ricard
 Fondation d’entreprise Ricard

Crédits photo : DR
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Via Guido Reni, 4a
00196 Rome - Italie

+39 06 322 5178
11 Quai de Conti
75006 Paris - France

+33 1 40 46 56 66
Manège de Sury,
Rue des Droits de l'Homme, 1
7000 Mons - Belgique
Serpentine Gallery
Kensington Gardens
W2 3XA Londres - Royaume-Uni
12 rue Boissy d'Anglas
75008 Paris - France
Article paru dans le numéro #81 TROUS
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