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Sophie Colin
Portrait | 29 nov.
4 mn

Le monde de Sophie
Sophie Elkrief gère des actifs et monte une collection d'art. Y a-t-il un lien entre les deux ?

Puppy, Jeff Koons 1992 © DR
Le monde des affaires et de la finance, Sophie Elkrief l’a rejoint très jeune. De JP Morgan à Dexia puis Meeschaert Asset Management, entre New York, Londres et Paris, cette triple diplômée des Ponts et Chaussées, de l’INSEAD et de l’ESSEC, s’est affirmée en femme décideuse et entreprenante apte à gérer les situations les plus complexes. Mais depuis son enfance, elle nourrit une passion pour l’art, et sa réussite professionnelle lui a permis d’acquérir très vite des œuvres pour se faire plaisir. Car Sophie achète ce qui lui plaît sans objectif spéculatif.
« Quelle femme d’affaires es-tu ? Je te dirai quelle collectionneuse d’art tu es. » L’équation est plus subtile que cela. Sophie s’est prêtée au jeu en s’interrogeant sur son comportement, dans son travail et dans ses acquisitions artistiques, pour y confronter similitudes et différences. « Dans des registres opposés : dans l’un, j’apprends un métier, dans l’autre, j’exerce mon œil, et les deux m’amènent à mieux me connaître et à mieux savoir ce qui me correspond. Ça marche en parallèle. »
Sophie Elkrief © DR
« L'art comme le monde des affaires me permet de mieux me connaître. » Sophie Elkrief
Dans cet apprentissage d’elle-même, Sophie est confrontée au choix et à la prise de décisions : « Professionnellement, j’ai envie de prendre des décisions, reconnaît-elle. Plus j’avance dans le temps, plus je sais exactement où sont les risques et ce que je veux. Dans l’art contemporain, c’est similaire. Il faut faire des choix en étant en adéquation avec ce que l’on recherche à un instant donné. La différence c’est que dans l’art, j’aime me laisser porter. » L’aléatoire et la liberté de sortir des sentiers battus la séduisent alors que, cartésienne dans son travail, elle reconnaît être incapable d’écouter ses impulsions.
En femme active qui va de l’avant, le renouvellement est un moteur : « J’ai besoin d’avoir des perspectives et d’être dynamisée en permanence dans mon travail. L’art contemporain me stimule autant car il évolue tout le temps. » L’art vidéo et les nouvelles technologies l’intéressent donc, tout comme les visages, les œuvres surréalistes, le street art et la photo. Quant au regard porté sur ses choix, elle se moque du qu’en dira t-on : « J’assume mon mauvaise goût ! » Réaction typiquement féminine qui la distingue de l’homme d’affaires collectionneurs, soucieux de son image.
Crédits photo : DR
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Article paru dans le numéro #89 CLIMAX
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