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Philippine Robert
Entretien | 20 déc.
4 mn

« Fundraising, c'est plus vendeur que collecter des fonds »
Aurélie Perreten, de l'Association française des fundraisers, décrypte les dernières tendances du fundraising.

Aurélie Perreten, directrice adjointe du Musée de la Grande Guerre à Meaux et administratrice de l'Association française des fundraisers © Sylvain Fuchs
Aurélie Perreten, directrice adjointe du Musée de la Grande Guerre à Meaux et administratrice de l'Association française des fundraisers
Aurélie Perreten, directrice adjointe du Musée de la Grande Guerre à Meaux et administratrice de l'Association française des Fundraisers, décrypte pour Pluris les dernières tendances du « fundraising ».

Pluris – Le « fundraising » est-il devenu tendance ?

Aurélie Perreten – Le « fundraising », c'est juste le mot moderne pour parler de la collecte de fonds et du mécénat, des activités qui existent depuis très longtemps, avec la quête et le principe de charité. Désormais, on utilise le mot anglo-saxon car la pratique s'est professionnalisée. Mais c'est vrai que cela concerne de plus en plus de secteurs. Au départ, il n'y avait que celui de la solidarité mais depuis la loi Aillagon de 2003, on fait du « fundraising » dans la culture, l'enseignement supérieur et la recherche. Et même dans le secteur hospitalier et celui des collectivités publiques !

Comment bien organiser son « fundraising » ?

Il faut d'abord avoir un projet. Si on dit juste « on veut collecter des fonds », ce n'est pas très vendeur. Il faut montrer ce que le projet va apporter à la société. Ensuite, il faut savoir ce qu'on va demander : de l'argent, du matériel, de l'expertise, du temps... C'est seulement à la fin que l'on définit à qui on va aller demander. Les petits donateurs sont les plus nombreux mais ils rapportent moins, et vice versa pour les grands donateurs. En fonction de la personne visée, les techniques seront différentes. Pour les petits donateurs, on va utiliser le marketing direct par des courriers, du street « fundraising » ou de grandes campagnes de publicité. Pour les grands donateurs, il faut avoir une approche plus ciblée, enquêter sur la personne ou l'entreprise. Il faut toucher un de leurs centres d'intérêt.

Quelles sont les nouveautés dans le « fundraising » ?

À part la professionnalisation très forte du métier, je pense que c'est la montée en puissance du « crowdfunding ». Grâce à des outils très modernes, on peut faire une chose qui existe toujours et c'est très utile pour les petites structures qui n'ont pas les moyens de recruter des « fundraisers » pour lever des fonds. C'est même plus qu'une collecte, car cela permet de mobiliser les citoyens autour d'un projet ou d'une cause et de les fidéliser.
 Pour en savoir plus sur l'Association Française des Fundraisers.
Crédits photo : Sylvain Fuchs
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Article paru dans le numéro #92 HOTTE
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