Fermer
Orianne Vialo
News | 6 déc.
5 mn

L'océan, enfin à la table des négociations
Alors que, pour la première fois, la COP21 prend en compte le rôle des océans, des initiatives privées, comme les Pristine Seas Expeditions, ont déjà sanctuarisé de vastes étendues maritimes.

Expéditions réalisées ou à venir par les équipes du Pristine Seas Expeditions / National Geographic © Pristine Seas, MPAtlas
Expéditions réalisées ou à venir par les équipes du Pristine Seas Expeditions / National Geographic
Pourquoi la Terre, vue depuis le ciel, est-elle bleue ? Parce qu’elle est recouverte d’eau. Les océans occupent plus de 70 % de la surface terrestre et contiennent 97 % des réserves d’eau. Ils fournissent la moitié de l’oxygène atmosphérique et jouent un rôle de régulateur indispensable à la vie sur terre, en absorbant 25 % du CO2 et 90 % du surplus de chaleur provoqué par les activités humaines. L’industrie de la pêche fournit des emplois à 180 millions de personnes et de la nourriture à des milliards d’hommes et de femmes.
Et pourtant jamais les discussions sur le climat n’ont pris en compte la problématique océanique. Alors que tous les États du monde se réunissent à Paris pour tenter de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, la COP21 est la première à accorder un peu de place à l’impact du changement climatique sur les océans.
Lancé en 2011, le programme Pristine Seas Expeditions, lancé par la National Geographic Society, organise des expéditions scientifiques marines dans le but de préserver les océans. « Dans la problématique du climat, l'eau est tout aussi importante, sinon plus, que l’air. Il est temps de se préoccuper de la situation de l'eau autant que celle de l'air », estime Alain Delamuraz, vice-président de Blancpain, qui est le partenaire principal.
Ce programme ambitieux a déjà permis d’assurer la protection de plus de 3 millions de km2 d’aires marines tout autour de la planète, « soit une surface aussi grande que l’Inde, et beaucoup plus que toute la Méditerranée », précise Alain Delamuraz, et de comprendre le véritable impact des activités humaines sur la vie océanique. L’avancée n’est pas négligeable, même si le chemin est encore long pour une protection durable de l’environnement.
« La question, c’est de savoir comment informer le plus grand nombre sur la situation des océans. Il s’agit donc de montrer ce qui est beau, ce qui fait envie, ce qui fait rêver, car quand on aime, on respecte et on contribue à protéger », poursuit Alain Delamuraz.
D'autres initiatives privées encouragent les projets les plus ambitieux comme Gombessa, de Laurent Ballesta, qui a dévoilé les secrets du cœlacanthe, l’une des plus grandes découvertes zoologiques du 20e siècle soutenue par Blancpain, ou encore des documentaires et expositions de photographies sous-marines, vus par des centaines de milliers de spectateurs partout dans le monde. Et depuis peu, un World Ocean Summit, sponsorisé par The Economist, est consacré chaque année aux questions de l’économie des océans.
L’horloger suisse est même allé plus loin en reversant 1 000 euros au programme Pristine Seas Expeditions pour chaque exemplaire vendu de la montre de plongée Bathyscaphe Chronographe Flyback Ocean Commitment, limitée à 250 unités. La somme récoltée contribuera aux prochaines explorations marines.
 http://ocean.nationalgeographic.com/ocean/explore/pristine-seas/
L'océan, enfin à la table des négociations COP21 Pristine Seas Expeditions, © National Geographic
Crédits photo : Pristine Seas, MPAtlas, National Geographic
Partager :
Article paru dans le numéro #90 ABYSSE
Recevoir le magazine Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine l'essentiel de la culture, du business et de l'art de vivre.
Fermer
L'océan, enfin à la table des négociations à un ami.
(*) Obligatoire
Fermer
Modifiez votre mot de passe
Fermer
Veuillez saisir votre identifiant
Fermer
Bienvenue sur Pluris
, complétez le formulaire pour terminer votre inscription.