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Stéphanie Estournet
News | 7 déc.
4 mn

Un bilan 2015 en demi-teinte pour les musées et le patrimoine
Le succès des expositions temporaires et la multiplication des initiatives numériques ne parviennent pas à faire oublier les destructions de monuments antiques.

Succès des expositions temporaires, initiatives numériques, vieilles pierres maltraitées… En demi-teinte, le bilan 2015 des musées et du patrimoine oscille entre succès publics et zones d’ombre.
Grand écart budgétaire. Les musées, à Paris et surtout en régions, souffrent de la baisse des subventions publiques. Ainsi, le Louvre ou encore le Musée d'archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye, pour n’en prendre que deux, doivent-ils faire tourner l’ouverture de leurs salles, faute de personnel surveillant.
Dans ce contexte, le fossé entre les énormes budgets d’investissement et les dépenses de fonctionnement est de plus en plus montré du doigt. Ainsi, le Mucem à Marseille : son budget de construction et d’aménagement a quasiment doublé à 160 millions d’euros, tandis que les coûts de maintenance auraient été sous-évalués. Quant à la Philharmonie, dont le budget initial de 150 millions a plus que doublé à 386 millions, son coût de fonctionnement avoisine les 30 millions (dont 18 millions de subventions publiques). Deux fois plus que la salle Pleyel.
Succès. Les expositions temporaires, elles, ont la cote (Nikki de Saint Phalle au Grand Palais à plus de 500 000 visiteurs et quelque 5000 personnes quotidiennes pour Splendeurs et Misères, au Musée d’Orsay). Ces succès s’imposent comme une porte d’entrée vers des collections permanentes dans le cadre de la politique de conquête et de fidélisation d’un public plus enclin à la nouveauté.
Les pierres pleurent. Plus que les autres secteurs culturels, en 2015, le patrimoine souffre d'une amputation de ses crédits de plus de 6,20 %, selon le Journal des arts, et de destructions massives, à Palmyre et ailleurs, sous les coups de l’ignorance et du terrorisme.
« Qui sommes-nous ? ». Face à la barbarie, la réouverture du musée de l'Homme, en octobre, pose quelques questions fondamentales : « Qui sommes-nous? Pourquoi sommes-nous là ? ». Et il montre en quoi la diversité est richesse pour l'humanité.
E-musées. En septembre, le ministère de la Culture lance Images-art, la version augmentée d’un site web existant sur la base iconographique de la Réunion des musées nationaux (RMN). Quoique techniquement critiquée, cette initiative montre la volonté en France d’investir le numérique dans un contexte planétaire favorable (50 institutions dans le monde proposent leurs collections aux internautes, selon le New York Times), un mouvement initié dès 2011 par le Rijkmuseum d’Amsterdam, et le Google Art Project.
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Article paru dans le numéro #91 NUMÉRICUS
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