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Adrien Pollin
News | 13 déc.
8 mn

Quand Star Wars devient réalité
Les premiers épisodes de la saga contenaient des dizaines d'inventions fantastiques. Presque 40 ans après, la science a-t-elle fini par rattraper l'imagination de George Lucas ?

Star Wars © Lucasfilm Ltd / The Walt Disney Company
Anakin's mechanical arm © Star Wars / The Discovery Science Center
Extrait de Tony Hawk Rides World's First Real Hoverboard - Hendo Hover © RIDE Channel
En matière d’anticipation, les films et livres de science-fiction sont souvent discutables : nuls petits bonhommes verts à l’horizon, pas plus de conflits engagés avec des puissances maléfiques interplanétaires, ni de vaisseaux capables d'aller explorer les confins de l'univers à la vitesse de la lumière. Et Star Wars ? Au fur et à mesure des épisodes, la saga a démontré une capacité d’anticipation technologique qui s’est avérée fertile.

Chasseurs TIE et satellites à énergie solaire

Beaucoup de vaisseaux des films de George Lucas fonctionnent à l’énergie solaire, dont le principe était déjà bien connu depuis la première cellule photovoltaïque en 1954. Le satellite Spoutnik en 1957 tournait déjà en orbite grâce à l’énergie fournie par le soleil.
Intercepteur TIE  / Star Wars © Lucasfilm Ltd / The Walt Disney Company

Intercepteur TIE / Star Wars

Aujourd’hui, le photovoltaïque avec certains matériaux peut atteindre des rendements élevés, de l’ordre de 30 %. La puissance actuelle des panneaux solaires des satellites actuels oscille entre 100 W et 260 W. Pas de quoi faire voler un chasseur

TIE, mais l’industrie aérospatiale ne néglige pas cette source d’énergie. Pas plus que le constructeur automobile Ferrari : en mai 2015, Flavio Manzoni, son directeur du design, révélait des planches de vaisseaux spatiaux inspirés par les courbes élégantes de ses voitures de luxe et les films de Georges Lucas.

Des hologrammes de plus en plus perfectionnés

Lorsqu’ils veulent communiquer entre galaxies éloignées, les Jedis de Star Wars IV, a New Hope privilégient l’hologramme, c’est-à-dire une image 2D réfractée par la lumière. À l’époque, cela relevait de la pure imagination. Aujourd’hui, l’hologramme a fait d’incroyables progrès. En 2012, lors du festival Coachela en Californie, 2Pac, icône du rap, est apparue pendant le concert de Snoop Dog, comme s’il revenait d’entre les morts par une « illusion holographique », comme l’indiquait la société AV Concepts à l’origine de la projection. Mais ce n’était pas à strictement parler un hologramme flottant en 3D.
Le 21 janvier 2015, Microsoft a annoncé qu’il allait axer ses recherches sur le développement de l’HoloLens, un casque projetant une image 3D. La technique choisie privilégie les petites images à courte portée, plutôt que les grandes images qui restent encore très complexes à transposer de manière holographique. Mais elle relève davantage d’une simple projection que d’une image virtuelle dans l’espace.

En Corée, seize filiales du groupe LG se sont associées en cette fin d’année pour concevoir un nouveau type d’hologramme, en couleur et à partir de rayons lasers. Le géant coréen promet qu’en 2020, les postes de télévision seront équipés de cette technologie.

Lévitation : trains à sustentation magnétique et speeder bikes, deux principes physiques différents

Les motos volantes de Star Wars font désormais partie intégrante de notre imaginaire, au même titre que l’hoverboard de Retour vers le Futur. Les technologies à la base des véhicules qui lévitent dans Star Wars semblent hors de notre portée. Et pourtant la startup californienne AeroX a conçu une moto à aéropropulsion, qui pourrait être commercialisée d’ici 2017, pour un prix de 85 000 dollars. Mais cette technologie est encore peu fiable et ne fonctionne que sur des surfaces planes et non accidentées.

Deux technologies électromagnétiques permettent la sustentation : l’une s’appuie sur les aimants supraconducteurs, l’autre sur des électroaimants classiques. Par le principe de répulsion, plusieurs pistes en Chine, au japon, ou en Allemagne utilisent ces technologies pour mouvoir des charges aussi lourdes que des trains. Sans résistance au roulement, la vitesse est bien supérieures à celle des trains ferrés classiques. Le plus célèbre d’entre eux est le train Maglev reliant Shangaï à son aéroport, mais pour les fans de Star Wars, c’est une technologie qui reste encore très terre a terre.

Intelligence artificielle : des robots et des drones

L’intelligence artificielle, elle, a pris forme dans des robots capables de tenir des conversations. On connaît déjà Siri, dans nos smartphones. Au Japon, OHaNAS est un jouet parlant destiné aux petits comme aux grands. Il archive toutes les conversations dans une base de données sur le cloud pour anticiper les réponses les plus pertinentes selon les interlocuteurs, et se relie à des informations sur la météo ou les actualités.
Et si Brett Kennedy, roboticien au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, affirme que son entreprise est en mesure de créer des R2D2, des C-3PO ou des BB-8 (à découvrir dans le septième opus, The Force Awakens), il soutient que la plupart de ses outils robotiques sont déjà capables de rendre les mêmes services : outils de navigation (type GPS), réparation à distance, analyse géologique… Comme les robots Curiosity, arrivé sur Mars en 2012, ou Philae, qui a atterri sur la comète Tchouri en 2014.

Dans la réalité, les formes humanoïdes ont été supplantées par des robots à l’aspect animal. AlphaDog, le « drone chien » de l’armée américaine, peut ravitailler les soldats isolés et parcourir des distances sur des terrains accidentés sans tomber grâce à ses quatre pattes flexibles.

Enfin, le drone civil est l’une des plus grandes réussites commerciales de ces trois dernières années notamment en France, deuxième pays où il vole le plus derrière les États Unis.
Dès mercredi, déployez toute votre curiosité scientifique pour déceler sur les écrans les technologies vraisemblables et celles qui font simplement rêver, et progresser quand même.

Crédits photo : Star Wars / The Discovery Science Center, RIDE Channel, Lucasfilm Ltd / The Walt Disney Company
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Article paru dans le numéro #91 NUMÉRICUS
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