Fermer
Pascal de Rauglaudre
Recommandation | 22 janvier
3 mn

Amoureux à en mourir
Werther, opéra de Jules Massenet, dans une mise en scène élégante et raffinée à l'Opéra Bastille, jusqu'au 4 février 2016.

Werther, Jules Massenet, Opéra national de Paris © Émilie Brouchon / Opéra national de Paris
Werther, Jules Massenet, Opéra national de Paris © Émilie Brouchon / Opéra national de Paris
Werther, Jules Massenet, Opéra national de Paris © Émilie Brouchon / Opéra national de Paris
Werther, Jules Massenet, Opéra national de Paris © Émilie Brouchon / Opéra national de Paris
Le jeune Werther est sensible au charme de la rustique demeure du bailli de Wetzlar et de sa vie de famille, et surtout à celui de sa fille aînée, Charlotte. Il tombe amoureux d’elle en la voyant s’occuper de ses frères et sœurs et souhaite ardemment faire partie de la famille. Mais tandis que Werther déclare sa passion à Charlotte sous un clair de lune, Albert, le fiancé de Charlotte, revient d’un long voyage, au grand désespoir de Werther qui annonce que cette idylle brisée finira par le tuer.
Inspiré du chef-d’œuvre emblématique du romantisme Les Souffrances du jeune Werther, de Goethe, l’opéra Werther, composé par Jules Massenet, a été d’abord joué à Vienne en 1892 dans une traduction allemande. Les Parisiens jugeaient en effet le sujet trop morbide. Le succès a été lent à venir, mais avec le temps, l’œuvre s’est imposée comme la plus réussie de Massenet.
L’Opéra Bastille a repris la production de Benoît Jacquot, toute en retenue et fort élégante, quoiqu’un peu statique, dans le décor très épuré de Charles Edwards, où le regard se déplace entre les lignes de fuite inversées d’un mur et d’une balustrade. Mais ce sont surtout les éclairages d’André Diot, dignes d’une aquarelle, qui transforment le troisième acte en une réussite totale, avec sa misérable soupente et ses tristes flocons.
À la direction musicale, le jeune chef, Giacomo Sagripanti, dirige l’Orchestre de l’Opéra de Paris avec véhémence. L’émouvant ténor Piotr Beczała interprète Werther, la mezzo balte Elīna Garanča joue une Charlotte solide, avec une voix belle et étoffée, mais qui peine à susciter l’émotion et l’abandon. Quant à Albert, il est interprété avec maîtrise et sobriété par l’excellent Stéphane Degout, dont la voix manque parfois d’emphase quand elle doit exprimer colère et déception.
Werther, opéra de Jules Massenet, à l'Opéra Bastille, du 20 janvier au 4 février 2016.
Werther, Jules Massenet, Opéra national de Paris © Émilie Brouchon / Opéra national de Paris
Werther, Jules Massenet, Opéra national de Paris © Émilie Brouchon / Opéra national de Paris
Crédits photo : Émilie Brouchon / Opéra national de Paris
Partager :
Fermer
Amoureux à en mourir à un ami.
(*) Obligatoire
Fermer
Modifiez votre mot de passe
Fermer
Veuillez saisir votre identifiant
Fermer
Fermer
Bienvenue sur Pluris
Inscrivez-vous pour rejoindre
la communauté Pluris et recevoir chaque semaine le magazine.
Créer un compte avec un email
Bienvenue sur Pluris
, complétez le formulaire pour terminer votre inscription.