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Emmanuel Brousse
News | 7 février

La plante qui se prenait pour une ampoule
Va-t-on bientôt s'éclairer au géranium ? La startup Glowing Plant y croit et commercialise ses premières pousses.

La startup Glowing Plant vend des plantes luminescentes. © Caroline Bittner
Ils visaient 65 000 dollars mais en ont finalement récolté 480 000. La société Glowing Plant a plus que réussi sa levée de fonds sur Kickstarter. Il faut dire que son projet est alléchant : vendre des plantes lumineuses qui ne nécessitent pas d'entretien particulier et poursuivre les recherches pour transformer les végétaux en sources de lumière qui pourraient à terme se substituer aux éclairages classiques.
Mais il n'est pas encore question d'illuminer les rues avec des géraniums. Glowing Plant s'apprête pour le moment à commercialiser un pot contenant un spécimen lumineux d'Arabidopsis, végétal proche de la moutarde, à 100 dollars, ainsi que des kits de 50 à 100 graines à 40 dollars. Et pour les plus aventureux, il est possible de se procurer pour 300 dollars un pack permettant d'insérer soi-même le gène fluorescent dans ses plants. L'entreprise propose d'ailleurs de diffuser tout son travail, y compris l'ADN de ses plantes, en open source afin que n'importe qui puisse améliorer ou réutiliser ses végétaux.
Une initiative qui ne fait pas que des heureux. La perspective de milliers de botanistes amateurs se mettant à jouer aux apprentis sorciers et pouvant potentiellement dérègler les écosystèmes existants avec des plantes génétiquement modifiées a mobilisé plus de 14 000 personnes qui ont signé une pétition pour que Kickstarter retire ce projet. La plateforme de financement participatif n'a pas empêché la levée de fonds de Glowing Plant mais s'est en revanche engagée à ne plus héberger de projets impliquant des OGM.
Nouvelle technologie verte révolutionnaire ou menace pour l'environnement ? Il est trop tôt pour trancher. Mais pour l'heure, la moutarde fluorescente n'étendra pas ses racines en France puisque l'importation de végétaux génétiquement modifiés est soumise à des règles très strictes. Éclairer son salon parisien avec une Arabidopsis n’est donc pas pour demain – à moins de déménager aux États-Unis.
Crédits photo : Caroline Bittner
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Article paru dans le numéro #97 SINGE DE FEU
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