Fermer
Emmanuel Brousse
Recommandation | 6 mars
7 mn
Si vous avez passé les premiers mois de 2016 un peu éloigné des bacs à disques, voici de quoi vous remettre à niveau. Petite sélection très subjective des sept albums qu’il ne fallait pas rater depuis le premier janvier.
Blackstar, David Bowie © DR

Blackstar, David Bowie

Le plus évident : Blackstar, David Bowie

Presque tout a été dit sur le dernier album du mythique chanteur anglais disparu en janvier. Mais si vous n’avez pas encore pris le temps de vous plonger dedans, faites-le les yeux fermés. Avec son atmosphère sombre, ses paroles sonnant comme des adieux et ses mélodies complexes, « Blackstar » est un album qui vaut le détour. Bowie laisse une place conséquente aux instruments, notamment au saxophone, et propose une sélection de morceaux aux rythmes et aux durées très variées. Aucune chanson ne sort réellement du lot et ne propulsera l’album aux côtés des « classiques » de Bowie, mais l’album reste un testament musical d’excellente facture qu’il serait dommage de manquer.



Man made Object, GoGo Penguin © DR

Man made Object, GoGo Penguin

Le plus branché : Man made Object, GoGo Penguin

Pour son troisième album, le trio de jazz de Manchester GoGo Penguin a ajouté quelques louches d’électro à son cocktail musical. Avec des instruments traditionnels, le groupe reprend des rythmes et des constructions de morceaux proches la musique expérimentale façon Aphex Twin tout en conservant presque toujours une ligne de piano jazz qui évoque tantôt Chilly Gonzales, tantôt Brian Eno. La sauce prend parfaitement et la critique ne s’y trompe pas. Acclamé des deux côtés de la Manche comme ses deux prédécesseurs, Man made Object a fait l’unanimité chez les jazzeux et tous les concerts du groupe sont complets bien longtemps à l’avance.



K 2.0, Kula Shaker © DR

K 2.0, Kula Shaker

Le plus oriental : K 2.0, Kula Shaker

Ce groupe de rock anglais a connu un succès hallucinant en Grande Bretagne avec son album K au milieu des années 90 en mêlant refrains rock et influences indiennes. Mais le groupe est ensuite tombé dans le piège du deuxième album et n’a jamais su retrouver l’incroyable succès de ses débuts malgré d’évidentes bonnes intentions. Près de vingt ans après « K », Kula Shaker poursuit sa route et sort… K 2.0.
Et malgré ce titre plutôt nul, le groupe fait mouche et propose un disque qui revisite avec brio les recettes efficaces de K. Guitares saturées, refrains entêtants sur fond de sitar et de chœurs indiens : on retrouve toute la panoplie du groupe sur des titres comme le très bon Infinite sun. Sur d’autres comme Death of Democracy, le groupe s’éloigne vers un rock- folk plus traditionnel tout aussi efficace. Une bonne surprise venant d’un groupe que l’on attendait plus.



White Bear, Temperance Movement © DR

White Bear, Temperance Movement

Le plus rock : White Bear, Temperance Movement

Vous aimez les Black Keys, Jack White et le bon vieux hard rock teinté de blues ? Essayez donc d’accorder une petite écoute à White Bear, le dernier né de Temperance Movement. Après un premier album déjà joyeusement fourni en grosses guitares et en solos qui cognent, le groupe revient avec White Bear et refait… la même chose en mieux. Mention spéciales aux titres Battle Lines et Oh Lorraine qui figurent assurément parmi les pépites de l’album.



Pool, Porches © DR

Pool, Porches

Le plus planant : Pool, Porches

Aaron Maine, alias Porches reprend une combinaison gagnante pour figurer parmi les chouchous de la presse musicale branchée : un fond électronique mâtiné de new wave et une voix nonchalante façon Morrissey. Rien de bien neuf sous le soleil mais force est de reconnaître que le New-Yorkais le fait avec une certaine maîtrise. Les 38 minutes d’écoute de Pool passent toutes seules et offrent un mélange musical homogène et ciselé.



Tricky, Skilled Mechanics © DR

Tricky, Skilled Mechanics

Le plus éclectique : Tricky, Skilled Mechanics

Ancien pilier de Massive Attack et légende vivante du trip hop, Tricky a sorti son onzième album, Skilled Mechanics, lequel révèle de belles surprises. Sorti sur False Idols, le label de l’artiste, le disque montre une fois encore la volonté de Tricky de se renouveler en permanence et de ne rendre de comptes à personne : on y trouve aussi bien des textes rappés que des reprise du groupe de metal Stone Sour. Le batteur Luke Harris s’essaie au chant et côtoie d’autres invités originaux comme la rappeuse chinoise Ivy ou DJ Milo. La somme de tous ces univers musicaux et de toutes ces individualités donne un disque riche et inégal où chacun trouvera son bonheur en fonction de ses affinités musicales.



Scheherazade, Freakwater © DR

Scheherazade, Freakwater

Le plus folk : Scheherazade, Freakwater

Plus de dix ans se sont écoulés entre Thinking of You… et Scheherazade, le dernier album de Freakwater. Mené par Janet Bean et Catherine Irwin, ce groupe folk venu du Kentucky fait la part belle aux mélodies plaintives rehaussées de violon. Avec ses grincements de cordes et ses arpèges, le titre What the people want sonne comme une version féminine d’un morceau de Sixteen Horsepower tandis que la suite de l’album pioche du côté de Patti Smith et de Janis Joplin pour ses compositions.

À écouter sur : Soundcloud

Crédits photo : DR
Partager :
Article paru dans le numéro #101 INTUITIFS
Recevoir le magazine Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine l'essentiel de la culture, du business et de l'art de vivre.
Fermer
7 albums pour démarrer 2016 à un ami.
(*) Obligatoire
Fermer
Modifiez votre mot de passe
Fermer
Veuillez saisir votre identifiant
Fermer
Fermer
Bienvenue sur Pluris
Inscrivez-vous pour rejoindre
la communauté Pluris et recevoir chaque semaine le magazine.
Créer un compte avec un email
Bienvenue sur Pluris
, complétez le formulaire pour terminer votre inscription.