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Théo Siffrein-Blanc
Focus | 12 mars

Succès durable ou slip jetable ?
Une fois la vague du Made in France retombée, le Slip Français peut-il continuer de séduire ? Guillaume Gibault, son fondateur, nous répond.

Une fois la vague du Made in France retombée, le Slip Français peut-il continuer de séduire ? © Gunter Von Kloster Kampen
40 000 euros de chiffre d’affaires en 2011, 290 000 en 2012, 920.000 euros en 2013… 3,6 millions en 2015 et le double visé cette année : la croissance du Slip Français est fulgurante.
Pourtant, en 2011, le pari était osé : le slip est alors un produit plutôt ringard et son industrie sinistrée. Au chômage, Guillaume Gibault décide de relever le défi que lui lance un ami. Le jeune diplômé d’HEC trouve sur Google un producteur en Dordogne et parvient à écouler en trois semaines les 600 slips qu’il avait fait confectionner.
S’appuyant sur un ton décalé et surfant sur la vague du Made in France, alors très en vogue, la marque acquière rapidement un fort capital sympathie. Des campagnes comme « Le changement de Slip c’est maintenant » en 2012 ou « Sliptime Around The World », retraçant les pérégrinations aux quatre coins du monde de leur mannequin en slip, Francis, s’avèrent virales.
Une fois la vague du Made in France retombée, le Slip Français peut-il continuer de séduire ? © DR
Pour durer, Guillaume Gibault entend industrialiser le buzz et en faire une marque de fabrique : « Nous avons su créer une vraie ligne éditoriale sur les réseaux sociaux et nous cherchons chaque matin à trouver la formule qui va faire mouche, à surfer sur l’actualité de manière habile ». Les chiffres sont là pour en témoigner : 78k likes sur Facebook (c’est presque autant qu’une marque comme Carven par exemple, au rayonnement international), 15k followers sur Twitter (c’est deux fois plus que le créateur français).
Quid du Made in France ? Atout marketing majeur à l’origine, la thématique semble s’être essoufflée depuis quelque temps et la marinière d’Arnaud Montebourg n’est plus vraiment de mise. « Même s’il est moins en avant depuis deux ans, le Made in France découle d’une tendance de fond : le besoin de transparence. Les consommateurs veulent en connaître davantage sur les produits et participer à une aventure entrepreneuriale. En plus d’être un vecteur de communication, il permet une réactivité logistique importante. Par exemple, contrairement à d’autres marques, nous n’avons pas à brader à 50% à la fin de l’hiver nos articles parce que nous avons acheté trop de quantités à la Chine pour amortir les coûts de transports. » explique l’entrepreneur.
S’il est moins en vogue en France, le Made in France devrait être un argument de poids à l’international. En 2015, Le Slip Français a ouvert sa première boutique à l'étranger, à Honk-Kong. Sa levée de fonds de 2 millions d’euros l’année dernière auprès de 360 Capital Partners devrait lui permettre de s’implanter ensuite en Europe proche. Pure player internet à l’origine, le Slip Français réalise désormais 20% de son chiffre d’affaires en boutique.
Une fois la vague du Made in France retombée, le Slip Français peut-il continuer de séduire ? © DR
Crédits photo : Gunter Von Kloster Kampen, DR
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Article paru dans le numéro #102 SIGNATURE
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