Fermer
Steve Burggraf
Focus | 23 avril
4 mn

Pour durer, il ne faut pas tout sacrifier aux compromis
5 ans après la création de Big Fernand, l'esprit du projet initial est resté intact.

Big Fernand, hamburger à la française  © DR
Une entreprise, ça commence toujours par une idée trop belle pour être vraie. Et plus on s'approche du concret, plus il faut se résoudre à la dénaturer un peu, à l'enlaidir pour la rendre compatible avec la réalité du marché. Toute une partie du travail de l'entrepreneur consiste à faire en sorte que l'idée qui avait germé dans un coin de son cerveau ne soit jamais trop loin.
En lançant Big Fernand, je voulais vraiment parvenir à conserver l'essence de mon projet. Cela m'aurait affecté et frustré de réussir à monter un business mais que celui-ci ne corresponde pas à mon rêve de départ. Pour m'assurer de ne pas trop sacrifier mon concept, j'ai tenu à commencer tout seul. Je suis quelqu'un qui aime confronter ses idées avec celles des autres et rassembler des avis. En revanche, je ne veux pas forcément d'un associé qui joue le rôle de miroir ou qui me pousse à repenser mon idée de départ. Le travail en amont, « dans l'oeuf », je préfère m'en charger seul.
Bien sûr, aujourd'hui je ne peux pas gérer une entreprise comme Big Fernand tout seul. Dès que je suis passé à la phase « concrète » du projet, j'ai pris des associés qui partagent désormais avec moi le titre de co-fondateurs de l'entreprise. L'idée n'était pas de me mettre sur un piédestal et d'être le capitaine seul aux commandes du navire, mais simplement de faire les premiers kilomètres de la route en solo pour être sûr de ne pas me tromper.
Bien sûr, je ne prétends pas détenir la recette miracle pour monter une entreprise. Je suis persuadé que d'autres parviennent à faire de grandes choses en commençant à plusieurs dès le départ. Mais pour Big Fernand, je suis heureux de voir qu'aujourd'hui, tout le concept que j'avais imaginé n'a pas été trop sacrifié sur l'autel des compromis. Nous avons une image de marque forte avec nos « Hamburgés », notre petit vocabulaire frenchy, notre design, notre bande son, notre personnel au look très reconnaissable... Tout ça n'a pas bougé depuis le début et je tire une certaine fierté à n'avoir pas dénaturé mon idée de départ. 90 % du concept initial est toujours là dans le Big Fernand qui existe aujourd'hui.
Steve Burggraf
Gérant et fondateur Big Fernand
Steve Burggraf a créé en 1997 sa première société Les Compagnons du terroir. En 2012, il ouvre le restaurant Big Fernand avec deux associés Alexandre Auriac et Guillaume Pagliano. Membre de Croissance Plus
Crédits photo : Philippe Baumann, DR
Partager :
Article paru dans le numéro #108 OVERCLOCKÉ
Recevoir le magazine Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine l'essentiel de la culture, du business et de l'art de vivre.
Fermer
Pour durer, il ne faut pas tout sacrifier aux compromis à un ami.
(*) Obligatoire
Fermer
Modifiez votre mot de passe
Fermer
Veuillez saisir votre identifiant
Fermer
Fermer
Bienvenue sur Pluris
Inscrivez-vous pour rejoindre
la communauté Pluris et recevoir chaque semaine le magazine.
Créer un compte avec un email
Bienvenue sur Pluris
, complétez le formulaire pour terminer votre inscription.