Fermer
Olivier de Cointet
À savoir | 3 avril
Henri Seydoux pdg et fondateur de Parrot © DR Pluris

Solutions volantes
Changer le monde par ses drones n’est pas une vision, mais une réalité pour Parrot.

« Je n’ai pas de vision », déclare Henri Seydoux, le fondateur et pdg de Parrot, champion français de la high tech qui vient de lever 300 millions d’euros fin 2015. La réussite serait-elle alors un don chez cet entrepreneur qui, après le succès des kits mains libres et des drones, vient de présenter un pot de fleur connecté ?
Il n'y a pas de recette miracle, car l’innovation c’est « hyper difficile », comme il le rappelle dans ce vocabulaire franc et sans détour qui le caractérise. Le processus en interne fonctionne en startup pour faire éclore les idées, avec plus de la moitié des concepts qui sont abandonnés après la phase de prototypage. « Ce sont mes projets secrets, confie-t-il avec un sourire malicieux, car non présentés au conseil d’administration, qui pourrait ne pas les comprendre dans une phase trop expérimentale. »
« Remettre de l’imaginaire dans le jeu vidéo » – Henri Seydoux, Pdg de Parrot
Pas de vision, mais des rêves. Celui à l’origine des drones était de « remettre de l’imaginaire dans le jeu vidéo » et proposer un produit qui soit avant tout un succès grand public, « car avant de conquérir un marché professionnel, les grandes réussites dans la high tech passent par un succès auprès des consommateurs finaux, comme l’a été Atari avant Apple. »
Parrot n’en est pas à son premier coup d’éclat, et la recette de son succès s’affine comme en témoigne son pot de fleur présenté au CES cette année. Répondre à un besoin, celui d’arroser une plante avec la bonne quantité d’eau, au travers d’un produit « fun » et qui peut se décliner largement. Par ses capteurs, ce pot définit l’état de la terre, les besoins de la plante en eau et en soleil et libère de manière précise la quantité requise.
Fort du succès de ses drones de loisir, Henri Seydoux veut aujourd’hui accélérer les usages professionnels, et « changer le monde ». Pour l’agriculture, c’est en survolant un champ qu’un drone peut fournir des données essentielles pour définir la quantité d’engrais à y apporter. La livraison, la surveillance des lignes à haute tension ou des ouvrages d’art en béton sont autant d'applications promises à un bel avenir. Plusieurs projets sont également en cours pour lutter contre la déforestation en replantant des arbres dans des lieux difficilement accessibles à l'homme.
Les applications ne sont encore qu’à leurs prémices. Et quand on sait que le drone est l’unique façon d’obtenir du « big data » en plein air, on imagine son potentiel. « Il suffit d’aller dehors, il y a plein d’oiseaux, résume Henri Seydoux. La case du 'truc' volant de 500g est amplement pourvue par la nature. Le drone est comme la bicyclette, il porte en lui-même un potentiel énorme. »
 Henri Seydoux est membre de CroissancePlus, association d’entrepreneurs dont la mission est de faire évoluer le cadre économique, social, culturel et sociétal pour faire de la France le pays le plus favorable au développement des scale-up tout en offrant le partage des « best practices ».
Crédits photo : DR Pluris
Partager :
Article paru dans le numéro #105 VROMBISSANT
Recevoir le magazine Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine l'essentiel de la culture, du business et de l'art de vivre.
Fermer
Solutions volantes à un ami.
(*) Obligatoire
Fermer
Modifiez votre mot de passe
Fermer
Veuillez saisir votre identifiant
Bienvenue sur Pluris
, complétez le formulaire pour terminer votre inscription.