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Emmanuel Brousse
Focus | 9 avril
6 mn

Scénario 1 : Donald Trump président !
La campagne électorale américaine bat des records de confusion. Scénario 1 : Donald Trump président !

SCÉNARIO 1 : DONALD TRUMP PRÉSIDENT ! © Gunter Von Kloster Kampen
Nous sommes le 7 avril. Hillary Clinton dispose d'une avance consistante mais la campagne de Bernie Sanders ne faiblit pas. Après la victoire du sénateur du Vermont dans le Wisconsin, il fait jeu égal avec l'ancienne First Lady dans l'important État de New York. Un bon résultat, certes, mais pas suffisant pour donner à Bernie Sanders une chance de remporter la primaire. Dans l'entourage d'Hillary Clinton, on se rassure et on commence à lever le pied.
Côté Républicain, Donald Trump doit remporter 60 % des délégués en jeu avant la convention de juillet pour être désigné directement et éviter de dangereuses tractations qui pourraient profiter à Ted Cruz ou à un troisième homme providentiel qui viendrait « remettre de l'ordre » dans le parti lors d'un incertain second tour. Le businessman sait qu'il n'a pas le soutien des cadres du parti et investit massivement dans sa fin de campagne.
En avril et en mai, Ted Cruz et Donald Trump alternent les victoires étriquées tandis que Bernie Sanders poursuit sa campagne chez les démocrates malgré son retard. Le duel Cruz-Trump se poursuit avec son lot de basses polémiques.
Le 4 juin, alors que cinq états, dont la Californie, s'apprêtent à voter pour les primaires républicaines, trois jours plus tard, Donald Trump réaffirme haut et fort que si la convention de Cleveland, le 18 juillet, tentait de faire émerger un nouveau candidat alors qu'il mène largement en nombre de délégués, il se présenterait comme candidat indépendant.
Ce chantage porte ses fruits puisque le 7 juin, le résultat des urnes est favorable au magnat de l'immobilier. Avec 1241 délégués, il évite de justesse un deuxième tour périlleux lors de la convention.
De son côté, Hillary Clinton finit les primaires sur une mauvaise note puisque Bernie Sanders remporte presque tous les derniers états en jeu et parvient même à dépasser sa concurrente de quelques voix à l'issue du dernier scrutin. Grâce aux fameux « super-délégués » issus du parti, Clinton parvient malgré tout à remporter l'investiture démocrate, allant ainsi contre le vote des citoyens.
Terriblement déçu et furieux après cette « confiscation de la démocratie » par l'establishment, une grande partie de l'électorat de Bernie Sanders promet de ne pas voter pour Hillary Clinton en novembre, lançant un mouvement #wontvoteforWallStreet.
Pendant l'été et le mois de septembre, Donald Trump redouble d'attaques contre Hillary Clinton, l'accusant d'avoir volé son investiture grâce à l'establishment. Puis c'est au tour de « l'affaire des emails » de ressortir avec de nouvelles révélations du Washington Post selon lesquelles les services secrets russes auraient pu accéder à des emails du secrétariat d'État à la défense en profitant de l'utilisation hasardeuse d'adresses privées par des proches d'Hillary Clinton.
À quelques semaines des élections, un attentat djihadiste se produit devant un stade de base ball à Cincinnatti, tuant une douzaine de personnes. Le climat déjà délétère devient extrêmement anxiogène. Surfant sur la peur des attentats, le laxisme supposé de l'administration Obama, et utilisant tout son trésor de campagne pour dénigrer l'amateurisme et l'illégitimité d'Hillary Clinton, Donald Trump l'emporte d'une courte tête et est élu avec 51,2 % des votes. Des manifestations jamais vues ont lieu dans les rues de San Francisco et New York tandis que plusieurs stars d'Hollywood déclarent quitter le pays sur le champ pour aller vivre au Canada. La presse mexicaine et européenne s'interroge sur les conséquences de l'élection de Donald Trump. Le Monde titre « Le jour où la démocratie a échoué » et la Une de Time affiche le portrait de Trump avec un bandeau « La honte d'une nation » tandis que de nombreux journaux américains affichent une page noire en guise de protestation. Mais qu'importe, The Donald est président des Etats-Unis.

Un autre scénario ?

SCÉNARIO 2 : LA PLUS GROSSE RACLÉE DE L'HISTOIRE - HILLARY CLINTON © Gunter Von Kloster Kampen

Scénario 2 : La plus grosse raclée de l'Histoire

La campagne électorale américaine bat des records de confusion. Scénario 2 : La plus grosse raclée de l'Histoire

SCÉNARIO 3 : LE PRÉSIDENT QUE PERSONNE N'ATTENDAIT © Gunter Von Kloster Kampen

Scénario 3 : Le Président que personne n'attendait

La campagne électorale américaine bat des records de confusion. Scénario 3 : Le Président que personne n'attendait.

SCÉNARIO 4 : RED AMERICA © Gunter Von Kloster Kampen

Scénario 4 : Red America

La campagne électorale américaine bat des records de confusion. Scénario 4 : Red America.

Crédits photo : Gunter Von Kloster Kampen
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Article paru dans le numéro #106 SCALE UP
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Scénario 1 : Donald Trump président ! à un ami.
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