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Théo Siffrein-Blanc
À savoir | 23 avril

5 startups culturelles qui vont faire parler d'elles
Musique, art numérique ou patrimoine, elles font une entrée fracassante sur leurs marchés.

« Désolé, nous n'investissons pas dans la culture. » Ce fut trop longtemps la réponse des investisseurs aux entrepreneurs du milieu de la culture. Considéré comme le pré carré de l'État ou d'ultra-spécialistes, le secteur était jugé peu rentable et ses activités peu « scalables ». Or, comme dans de nombreux autres secteurs, le numérique a changé la donne et, désormais, e-commerce, collaboratif et big data offrent leur lot d'opportunités. L'édition 2016 du Forum d'Avignon, mini-Davos de la culture en France, a été l'occasion de constater l'engouement croissant pour les startups culturelles. Sélection de cinq d'entre elles qui s'y sont illustrées.
Jamshake © DR

Jamshake

C’est la lauréate du prix de la meilleure startup culturelle du Forum d’Avignon. Thomas Bouhier et Rémi Sico, ses fondateurs, avaient créé un groupe de punk rock au lycée qui n’a pas survécu à l’éloignement géographique des deux amis. Ils ont alors décidé en 2014 de créer Jamshake, qui est à la fois un réseau social et une plateforme collaborative où les musiciens peuvent co-composer leurs morceaux à distance. La plateforme a été lancée en version beta et est 100% gratuite pour l'heure. Ce « Google Doc » de la musique a déjà reçu le soutien de plusieurs artistes renommés dont le chanteur M. Les fondateurs ont réalisé une première levé de fonds de 220 000 € auprès de leur entourage et cherchent 1M€ pour boucler un second tour.
Art Lover Place © DR

Art Lover Place

« Le Beau Coin » de l’art l’appelle Benjamin Buhler, son fondateur, en référence au site Leboncoin. Art Lover Place est la seule place de marché permettant à des artistes de vendre leurs œuvres sans intermédiaire et sans commission. Autre particularité : il n’existe aucune sélection. Tout artiste, professionnel ou amateur, peut mettre en vente librement ses œuvres. Lancée au mois de juin dernier, la plateforme a levé 51 000 € auprès de business angels et cherche 1M€ pour réaliser son deuxième tour de financement. Son modèle économique devrait reposer sur une offre dédiée aux galeries et sur la vente de reproductions. Une application sera lancée dans les prochains mois.

Bright

« Le code est le nouveau pinceau des artistes. » Telle est la conviction d’Abdel Bounane, le fondateur de Bright, la première plateforme au monde à vouloir monétiser l’art numérique. Jusqu’alors accessibles gratuitement en ligne ou diffusées dans des galeries, ces vidéos et animations issues de la programmation informatique devraient selon l’entrepreneur trouver leur place dans d’autres espaces dotés d’écrans : halls de grandes entreprises, centres commerciaux, hôtels, boutiques, restaurants, aéroports… À la manière d’un Spotify, Bright a mis en place un catalogue d’œuvres triées sur le volet et disponibles via un abonnement à sa plateforme. La moitié des revenus est reversée aux artistes. La startup, qui a levé 500K€ auprès d’un business angel, propose également à travers son studio de production de réaliser pour les marques des œuvres sur mesures conçues à partir des données qu’elles récoltent, comme elle a fait avec Nike ou Twitter.
SoundsGood © DR

SoundsGood

SoundsGood est un service de sélection musicale pour les influenceurs. Sa technologie leur permet de créer automatiquement des playlists, de les propager sur toutes les plateformes d’écoute en ligne, comme Spotify, Deezer, SoundCloud et Youtube, et d’extraire des données pour mesurer leur impact sur l’audience. La plateforme propose aux maisons de disques d’accéder à certaines données et de promouvoir leurs artistes à travers les influenceurs. La startup créée fin 2014 rassemble une communauté de 4900 influenceurs, dont Radio Nova, Tracks, My Little Paris ou la blogueuse Valentine. Elle devrait se développer rapidement outre-Atlantique.
OhAhCheck! © DR

OhAhCheck!

Sorte de Shazam du patrimoine culturel, OhAhChek! est une application de médiation culturelle qui permet de flasher des lieux culturels et de bénéficier d’informations sur les sites répertoriés. Conçue comme le premier réseau social des amoureux du patrimoine, elle permet également aux utilisateurs d’interagir et d’alimenter eux-mêmes la plateforme en contenus. Un système de financement participatif est également mis en place, via le site Ulule, pour ceux qui souhaitent faire des dons pour la conservation du patrimoine.
Crédits photo : DR
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Article paru dans le numéro #108 OVERCLOCKÉ
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