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Leonardo Monetti Lenner
Recommandation | 7 mai
4 mn

10 films majeurs qui n'ont rien gagné à Cannes
Le Festival de Cannes est souvent clairvoyant dans ses Palmes d'or, mais pas toujours.

Trois couleurs : Rouge, de Krzysztof Kieślowski (1994) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © MK2
Dans l’univers prudent et timoré des prix cinématographiques, le Festival de Cannes, tout au long de son histoire, a souvent fait preuve de courage et d’une certaine clairvoyance. Mais pas toujours.

L’édition 2016 va s’ouvrir le 11 mai avec le dernier film de Woody Allen, Café Society (hors compétition). Le jury présidé par le réalisateur australien George Miller aura la lourde tâche de désigner la Palme d'Or. Au risque de laisser quelques chefs-d’œuvre sur le carreau. Voici dix grands films sélectionnés en compétition officielle mais qui n’ont pourtant remporté aucun prix.
Les Enchaînés (Notorious), d’Alfred Hitchcock (1946) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © DR
Les Enchaînés (Notorious), d’Alfred Hitchcock (1946) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

Les Enchaînés (Notorious), d’Alfred Hitchcock (1946)

Première édition du Festival : l’un des plus grands Hitchcock n’est pas parmi les onze films récompensés avec le Grand Prix. Apparemment une inversion de bobines rend le film incompréhensible. Mais on le sait, « Le maître du suspense » n’a jamais eu trop de chance avec les prix.
Les Innocents (The Innocents), de Jack Clayton (1962) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © DR
Les Innocents (The Innocents), de Jack Clayton (1962) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

Les Innocents (The Innocents), de Jack Clayton (1962)

Chef-d’œuvre de l’horreur psychologique tiré de la nouvelle d'Henry James Le Tour d'écrou. Partiellement refait en 2001 par Alejandro Amenábar avec Les Autres.
La Grande Bouffe (La grande abbuffata), de Marco Ferreri (1973) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © Mara Films (Paris) / Capitolina Produzioni Cinematografiche (Rome) / Films 66
La Grande Bouffe (La grande abbuffata), de Marco Ferreri (1973) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

La Grande Bouffe (La grande abbuffata), de Marco Ferreri (1973)

Fable violente et satirique sur la société de consommation avec Marcello Mastroianni, Philippe Noiret, Michel Piccoli, Ugo Tognazzi et Andréa Ferréol. Hué par le public scandalisé, ignoré par le jury, il gagnera néanmoins le prix FIPRESCI (presse internationale).
La Porte du paradis (Heaven's Gate), de Michael Cimino (1981) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © Partisan Productions / United Artists
La Porte du paradis (Heaven's Gate), de Michael Cimino (1981) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

La Porte du paradis (Heaven's Gate), de Michael Cimino (1981)

« Film maudit » par excellence et l’un des plus grand échecs financiers de l’histoire du cinéma : avec quarante-quatre millions de dollars de budget il ne rapportera que trois millions. Détesté par la critique (et par le public), c’est un film ambitieux et grandiose : à redécouvrir (si possible en version intégrale).
Trois couleurs : Rouge, de Krzysztof Kieślowski (1994) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © MK2
Trois couleurs : Rouge, de Krzysztof Kieślowski (1994) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

Trois couleurs : Rouge, de Krzysztof Kieślowski (1994)

Dernier chapitre de la trilogie consacrée par le metteur en scène polonais aux couleurs du drapeau français. Donné comme gagnant à la veille, le dernier chef-d’œuvre de Kieślowski va perdre la Palme en faveur d’un autre grand film, Pulp Fiction de Quentin Tarantino.
L'Arche Russe (‪Русский ковчег‬) de Aleksandr Sokurov (2002)‬‬‬‬ aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © DR
L'Arche Russe (‪Русский ковчег‬) de Aleksandr Sokurov (2002)‬‬‬‬ aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

L'Arche Russe (‪Русский ковчег‬) de Aleksandr Sokurov (2002)‬‬‬‬

Le palais de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, huit-cent-soixante-sept acteurs, trois orchestres, plus de mille figurants, trois siècles d’histoire de la Russie, un seul plan séquence.
2046, de Wong Kar-Wai (2004) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © DR
2046, de Wong Kar-Wai (2004) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

2046, de Wong Kar-Wai (2004)

Suite et antithèse de In the Mood for Love. L’atmosphère est la même mais à la linéarité du film précédent le réalisateur substitue la fragmentation du temps et la multiplication des personnages. Plus qu’un film, un monde.
Vincere (Vincere), de Marco Bellocchio (2009) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © Offside, Rai Cinema, Celluloid Dreams
Vincere (Vincere), de Marco Bellocchio (2009) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

Vincere (Vincere), de Marco Bellocchio (2009)

Un puissant mélodrame sur la montée du fascisme en Italie vu sous l’angle de la première compagne de Benito Mussolini, Ida Dalser. Probablement le meilleur film de Bellocchio après Les Poings dans les poches.
Moonrise Kingdom (Moonrise Kingdom), de Wes Anderson (2012) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © American Empirical Pictures
Moonrise Kingdom (Moonrise Kingdom), de Wes Anderson (2012) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

Moonrise Kingdom (Moonrise Kingdom), de Wes Anderson (2012)

Film très coloré sur le monde de l’enfance dans le style de Wes Anderson. Avec Edward Norton en chef scout, Bruce Willis en capitaine de police, Bill Murray en père de famille.
Holy Motors, de Leos Carax (2012) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes  © Pierre Grise Productions
Holy Motors, de Leos Carax (2012) aurait mérité une palme d'or au Festival de Cannes

Holy Motors, de Leos Carax (2012)

Film singulier, dur et peut-être pas complètement achevé mais digne d’une récompense, surtout si l’on considère la médiocrité des films français primés à Cannes ces derniers temps.
Leonardo Monetti Lenner
Cinéaste
Leonardo Lenner est né à Lugano (Suisse) en 1991. Il passe son enfance entre Rome et Naples. Il a étudié la philosophie aux universités de Rome 3 et de Warwick. Diplômé en 2014 avec une thèse sur le rapport entre la méthode dialectique et le cinéma de Sergueï Eisenstein. Son court-métrage, L’Ultimo Presente (Le Dernier Présent), a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux.

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Crédits photo : Pierre Grise Productions, Partisan Productions / United Artists, Offside, Rai Cinema, Celluloid Dreams, Mara Films (Paris) / Capitolina Produzioni Cinematografiche (Rome) / Films 66, MK2, DR, American Empirical Pictures
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Article paru dans le numéro #110 CINÉASTE
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