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Adrien Pollin
Recommandation | 28 mai

10 nouveaux noms à suivre de la scène musicale française
40 ans et toujours à l'avant-garde : retour sur les trouvailles du Printemps de Bourges cette année.

10 noms de la scène française au Printemps de Bourges - The Papooz © DR
The Papooz
10 noms de la scène française au Printemps de Bourges - San Carol
 © DR
San Carol
10 noms de la scène française au Printemps de Bourges - Louis Aguilar © DR
Louis Aguilar
10 noms de la scène française au Printemps de Bourges - June Bug © DR
June Bug
10 noms de la scène française au Printemps de Bourges - L'Impératrice © DR
L'Impératrice
10 noms de la scène française au Printemps de Bourges - TL © DR
TL
Pour son 40e anniversaire, le Printemps de Bourges a su garder sa fraîcheur juvénile en injectant du sang neuf sous ses projecteurs. D’abord avec son nouveau directeur Boris Vedel qui a réussi à reprendre le flambeau, surtout avec ses Inouïs venus des quatre coins de la France et autres découvertes éclectiques : du folk à l’électro en passant par du rock brut et de la pop ensoleillée. Le Printemps de Bourges compose une playlist étendue (bien que non exhaustive) de la scène française en 2016, et ce qu’elle pourrait être dans cinq ans. Nous avons sélectionné dix jeunes artistes qui nous ont marqué.
Parmi les meilleurs live du festival, citons d’abord le krautrock de San Carol. Adoptant ce genre post-punk allemand avec une volonté affichée de dessiner les structures de tubes pop au risque parfaitement assumé de frôler le mainstream, le groupe d’Angers inspire une énergie sauvage et inquiétante avec les titres de Humain trop humain, son deuxième album. Une idée du surhomme.
Le mélange soul, blues et gospel de Théo Lawrence, non content de réveiller les morts des années 50, sublime les racines de la musique américaine avec une maîtrise folle des styles, et une voix aussi mure qu’un Hillbilly, à seulement 20 ans.
La pop hybride de June Bug propose quelque chose de frais, innovant et sans complexité. Ce quelque chose ? Des chansons acoustiques où des chirurgies électroniques s’invitent à sa folk. En rappelant Soko ou Cocorosie, le duo repousse les frontières de la création musicale tout en gardant des compositions pop, à l’opposé d’une démarche expérimentale inaudible.
La synthwave des eighties de Fishbach est comme un Niagara lugubre, et sa voix, celle d’une Catherine Ringer à la plume mortelle. Jouant des ombres et des lumières de son timbre, la folie court sous les expressions de la jeune femme de Charleville-Mézières. La danse de ses mains charme et captive, seule sur scène avec son jeu d’hypnose et ses textes fulgurants.
Le funk électronique de L’Impératrice fait l’effet d’une montée d’acide sous la bienveillance des néons et de boules disco. La bande composée de cinq musiciens et une chanteuse, connue pour ses compositions électro, offre un show son et lumière festif irrésistible et calorifère.
Voix fluettes et mélodies délicatement imprimables, la pop tropicale de The Papooz donne des envies de glace à la vanille sur les plages de Californie. Dignes héritiers des Beach Boys ou de Belle and Sebastian, la légèreté des garçons au style rétro est contagieuse : l’été durera une éternité.
Marvin Jouno a la mélancolie à la française, le faux cynisme du vrai sentimental. Croisement entre Etienne Daho, dont il reprend Le Grand Sommeil, et Benjamin Biolay, cet écorché vif à la peau dur est surtout authentique de bout en bout, depuis sa plume fulgurante jusqu'aux orchestrations électroniques.
Sin Tiempo est l’enfant prodigue du très jeune label électro Tolva Records. Ce Lyonnais encode une pop épique aux basses lourdes et aux synthés aériens. Narrant des voyages chimériques, Sin Tiempo joue d’une voix triste et érotique sur des bpm électroniques et des nappes de machines oniriques.
Le look de hipster peut être trompeur : Louis Aguilar, longue barbe, chemise à fleur, lunette et casquette, est loin de la frénésie numérique des années 90 avec sa guitare acoustique et ses musiciens qui distillent une folk lumineuse, qui ne se prive pas de quelques détours rock. Avec une boussole soul qui affole son aiguille à chaque chœur cristallin, ça coule dans l’oreille et ça sent bon le bois d’un refuge caché entre de hauts pins.
Professeur de steeldrum au conservatoire, cette percussion métallique en forme de bassine, Clément Bazin a d’autres belles lignes à son CV, notamment celles d’instrumentiste pour Woodkid et moitié du duo Hijacked. Créateur électro pop génial, son univers nous aspire tout entiers dans des voyages cosmiques.
Crédits photo : DR
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Article paru dans le numéro #113 LA VIE EN 3D
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