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À savoir | 25 oct.
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Des gants en cuir d’agneau doublé d’un cachemire, une ceinture tressée en cuir toscan, une cravate confectionnée dans une flanelle cachemire et laine de chez Loro Piana ou encore une écharpe en cachemire de Biella : le catalogue d’Atelier Particulier n’a rien à envier à celui d’une grande maison de luxe.
Et pour cause : les ateliers dans lesquels les accessoires d’Atelier Particulier sont fabriqués, localisés dans le bassin rhodanien, le nord de l’Italie ou en Suisse, fournissent des grands noms du luxe comme Prada, Tod’s, Tom Ford ou Louis Vuitton. La grande différence, c’est le prix, deux à trois fois moins cher chez Atelier Particulier.
Des beaux produits issus des meilleurs ateliers de France et d’Italie à des prix raisonnables en coupant les intermédiaires, c’est la promesse d’Atelier Particulier © DR

Des beaux produits issus des meilleurs ateliers de France et d’Italie à des prix raisonnables en coupant les intermédiaires, c’est la promesse d’Atelier Particulier

Les marques moins importantes qu’avant

À l’origine de ce pure player internet, Fulbert Lecoq et Benjamin Legourd. Respectivement diplômés de Neoma et de l’EM Lyon, les deux amis sont tous deux issus du monde de l’investissement.

Inspirés par les succès des premières marques américaines 100% online comme Everlane, ils ont fondé l’Atelier Particulier avec la conviction que le modèle traditionnel du luxe ne fonctionne plus : « Exister en tant que marque à côté des mastodontes de LVMH est très compliqué.

Le cycle entre la création et la vente dure 18 mois et mobilise un BFR énorme. À chaque saison, les marques prennent un gros risque »
, explique Benjamin Legourd.

Pour limiter ce risque, une offre désintermédiée et donc moins chère car affranchie des boutiques et des stocks – le produit est envoyé directement de l’atelier au client final – leur apparaît comme le seule modèle économique pérenne. D’autant qu’aujourd’hui l’importance de la marque tend à décroître selon Benjamin Legourd : « Les consommateurs ont tendance à se détourner des marques au profit du rapport qualité-prix. Ceci s’explique par trois facteurs : les abus des grandes maisons ces dernières années, un pouvoir d’achat en berne et le besoin de transparence, l’envie de connaître d’où vient le produit, de comprendre l’artisanat. »
Des beaux produits issus des meilleurs ateliers de France et d’Italie à des prix raisonnables en coupant les intermédiaires, c’est la promesse d’Atelier Particulier © DR
Des beaux produits issus des meilleurs ateliers de France et d’Italie à des prix raisonnables en coupant les intermédiaires, c’est la promesse d’Atelier Particulier © DR
Des beaux produits issus des meilleurs ateliers de France et d’Italie à des prix raisonnables en coupant les intermédiaires, c’est la promesse d’Atelier Particulier © DR
Des beaux produits issus des meilleurs ateliers de France et d’Italie à des prix raisonnables en coupant les intermédiaires, c’est la promesse d’Atelier Particulier © DR
Des beaux produits issus des meilleurs ateliers de France et d’Italie à des prix raisonnables en coupant les intermédiaires, c’est la promesse d’Atelier Particulier © DR
Quid des artisans ? Quel intérêt ont-il à travailler avec une jeune marque française ? « Les artisans sont trop dépendants des grands donneurs d’ordre. Pour s’en défaire et restaurer leurs marges ils cherchent à lancer leurs propres marques. Mais ils n’ont pas forcément la compétence marketing pour vendre les produits qu’ils fabriquent donc ils préfèrent apprendre et tester leurs produits auprès de jeunes marques comme la nôtre », poursuit-il.
Des beaux produits issus des meilleurs ateliers de France et d’Italie à des prix raisonnables en coupant les intermédiaires, c’est la promesse d’Atelier Particulier © DR

Des beaux produits issus des meilleurs ateliers de France et d’Italie à des prix raisonnables en coupant les intermédiaires, c’est la promesse d’Atelier Particulier

Une levée de fonds en ligne de mire

Lancé en 2014, l’Atelier Particulier vise un chiffre d’affaires de 180 000 euros cette année et revendique 15 000 visiteurs dont 2 000 déjà clients de la marque. La startup cherche à lever entre 200 000 et 400 000 euros dans les prochains mois répartis à un tiers en pré-collecte sur SmartAngels, un autre tiers via le fonds d’Idinvest partenaire de SmartAngels et enfin un dernier tiers par l’intermédiaire de business angels.

La levée doit permettre de revoir la plateforme de marque, de structurer l’équipe, de développer de nouveaux produits dans la bagagerie et la maroquinerie notamment et enfin de réaliser du marketing d’acquisition.

Le modèle d'Atelier Particulier © DR

Pour en savoir plus

Atelier particulier
Crédits photo : DR
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