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Béatrice de Perrus
Galerie | 9 janvier
4 mn

Plongez une dernière fois dans la vague d'Hokusai
Plus qu'une semaine pour admirer l'œuvre colossale du père des mangas.

Hokusai © DR
Hokusai, Le Fossé d’Ushigafuchi à Kudanzaka
Hokusai, Le Pavillon du turbo cornu © DR
Hokusai, Le coq © DR
Hokusai, Le-Fossé d’Ushigafuchi à Kudanzaka © DR
Hokusai © DR
Cet automne, les murs de Paris ont été submergés par une vague bleue, celle, célébrissime, de l'estampe Sous la vague au large de Kanagawa. Cette vague, si représentative de l’art de l’estampe japonais, est l’œuvre de l’un des artistes japonais les plus connus du monde, Katsushika Hokusai (1760-1849), prolifique auteur de plusieurs milliers d’esquisses et de dessins.
Depuis l’automne dernier, le Grand Palais lui consacre une splendide exposition, qui présente de très nombreux extraits de son œuvre titanesque, l’Hokusai Manga, un recueil encyclopédique de la vie quotidienne de la société japonaise à l’Epoque d’Edo, correspondant à nos 17e, 18e et 19e siècles. Car Hokusai, surnommé « le vieux fou d’art », est considéré comme le père du manga, un mot de son invention qui signifie « esquisse spontanée ».
Qu’on en juge : l’Hokusai Manga contient plus de 4000 planches, qui tiennent en quinze volumes. Hokusai les avait commencé à l’âge de 55 ans pour ses 200 apprentis répartis dans tout le Japon : ce modèle est celui des « mangakas » qui répartissent les rôles dans leurs équipes de dessinateurs.
Combinant portraits, bestiaires (poissons, singes, souris, oiseaux de mer) et paysages japonais, les carnets de croquis dévoilent des pans entiers du Japon pré-industriel, dans des milliers de nuances, de subtilités, de raffinements, jusque dans la trivialité des petits métiers, marchands ambulants, artisans, danseurs. Ils ont connu un immense succès populaire, car ils s’adressaient à toutes les couches de la population, et servaient de divertissement pendant les réunions familiales, et les convives s’essayaient à les reproduire, comme une sorte de karaoké du dessin.
C’est à partir des années 1850 que le monde occidental s’ouvre à l’art japonais, ce qui provoquera un immense choc culturel. L’œuvre d’Hokusai influencera de nombreux artistes, de Toulouse-Lautrec à Claude Monet, qui possédait 23 estampes, en passant par Gustave Moreau, Van Gogh, Camille Claudel et Egdar Degas.
Et s’il fallait encore une bonne raison d’aller admirer les estampes d’Hokusai, en voici une : c’est la première rétrospective du maître à Paris, et probablement la dernière, car ces œuvres sont extrêmement fragiles. Le Grand Palais a d’ailleurs dû suspendre l’exposition pendant quelques jours en novembre.
Hokusai au Grand Palais, jusqu’au 18 janvier 2015.
Crédits photo : DR
Article paru dans le numéro #48 RÉSOLUTIONS
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