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Pascal de Rauglaudre
Évasion | 12 oct.
10 mn

« Rencontrer mes fans me fait grandir »
Vivez une expérience unique en accompagnant le jeune ténor Benjamin Bernheim qui va interpréter Rodolfo, dans La Bohème, à la Staatsoper de Vienne. Une exclusivité La Fugue !

Accompagnez à Vienne le jeune ténor Benjamin Bernheim qui va interpréter Rodolfo, dans La Bohème, à la Staatsoper. Une exclusivité La Fugue ! © Richard Boll
Accompagner un jeune artiste dans sa conquête des sommets, quel amateur d’opéra n’en a pas rêvé ? Ce rêve, l’agence La Fugue va le réaliser en novembre avec le jeune ténor Benjamin Bernheim, l’une des plus belles voix de sa génération, qui interprètera Rodolfo dans La Bohème, de Puccini, à la Staatsoper de Vienne.
Les heureux participants à ce voyage d’exception à Vienne pourront échanger avec lui autour de sa vision de l’art lyrique, assister en exclusivité à l’une de ses répétitions et saisir sur le vif sa façon de travailler. Bref, un moment rare d’intimité entre des mélomanes et un artiste qui partagent une même passion.

Benjamin Bernheim, 33 ans, a commencé sa carrière aux chœurs de l’Opéra de Lausanne à 18 ans, avant de rejoindre la prestigieuse troupe de l’Opéra de Zurich. La saison dernière, il a enchaîné triomphalement les rôles titres de Faust à l’Opéra de Chicago et au Théâtre des Champs-Elysées, Rodolfo dans La Bohème à l’Opéra national de Paris, Nemorino dans L’Elisir d’amore à la Wiener Staatsoper, et Alfredo dans La Traviata à la Staatsoper de Berlin.
Les opéras français sont les plus chers à son cœur. Benjamin Bernheim y conjugue une absence totale d’affèterie, une voix d’une émission chaude et une parfaite articulation du français doublée d’une aptitude à colorer les sons des nuances les plus subtiles.
Dans une interview exclusive, il raconte sa vision du métier de chanteur d’opéra, depuis les répétitions jusqu’aux rencontres avec les amateurs d’opéra.

Pluris – Vous allez interpréter Rodolfo dans La Bohème à la Wiener Staatsoper, un rôle que vous avez joué plusieurs fois. Comment mûrissez-vous un rôle que vous connaissez déjà ?

Benjamin Bernheim – C’est un peu comme une course de Formule 1 : le circuit et les virages ne changent pas, seules les conditions varient. Dans un opéra, les tempi ne sont pas les mêmes d’un chef à l’autre, un collègue peut se sentir particulièrement en voix un soir. Beaucoup dépend aussi du chef d’orchestre. À Vienne, ce sera Sperenza Scappucci, qui m’aura dirigé en octobre à Zurich, toujours dans La Bohème. J’aurai donc déjà connaissance du travail avec elle. Mais je continue d’assister aux premières répétitions, en étant le plus neutre et le plus flexible possible. Je pourrais chanter cinquante fois Rodolfo, ça ne sera jamais de la même manière. Même si le rôle finit par s’inscrire en nous quand on le joue beaucoup.

La mise en scène, par Franco Zeffirelli, date d’une quarantaine d’années. Est-elle toujours d’actualité ?

C’est la mise en scène classique de La Bohème par excellence ! Tous les grands chanteurs de la deuxième moitié du 20e siècle, Pavarotti, Carreras, De Longo, l’ont interprété. Zeffirelli a choisi de rester fidèle aux indications de Puccini, qui donnait beaucoup d’informations très précises sur les chorégraphies dans ses partitions, comme Donizetti, Verdi ou Rossini. Cette production colle donc à l’essence de la pièce : la scène se déroule dans une vraie mansarde à Paris, au tournant du 20e siècle. Elle est particulièrement belle, bien pensée, instinctive, elle offre une lecture épurée, claire et précise de la pièce. Elle rassure, ce qui explique qu’elle soit devenue un classique. Il est bon de revenir aux fondamentaux de temps en temps !

Vous avez déjà chanté sur plusieurs grandes scènes. Est-ce différent de chanter à la Bastille à Paris ou à la Staatsoper à Vienne ?

À Paris, où je suis né, je suis à la maison. Mais Vienne est une ville extraordinaire pour l’art en général et pour cette forme d’art en particulier : un chanteur d’opéra s’y sent particulièrement chez lui. Elle compte trois maisons d’opéra, un des plus grands orchestres, un orchestre symphonique. Tous les jours, 8 à 12000 places de concert y sont vendues, c’est incroyable pour une ville d’à peine 1,5 million d’habitants ! Des opéras y sont joués tous les soirs, avec un taux de remplissage record. Quand j’y ai chanté L’Elisir d’amore, de Donizetti, le public m’a accueilli avec une grande simplicité, même s’il avait dû en voir une autre version l’année d’avant. Le public viennois aime voir des habitués, je suis ravi de mieux faire connaissance avec lui.

À Vienne, des amateurs d’opéra vont vous accompagner, grâce au voyage organisé par l’agence La Fugue. Avez-vous souvent l’occasion d’en rencontrer ?

Ça m’arrive, par exemple au festival de Salzburg, où j’ai interprété Cassio dans Otello de Verdi. À la fin des représentations, des amateurs viennent guetter les artistes à la sortie. Mais ces rencontres se font en coup de vent, le temps de laisser quelques autographes et de serrer quelques mains. Aussi, quand Frédéric Pfeffer, le directeur de la Fugue, m’a proposé ce projet, j’ai immédiatement accepté. Je trouve passionnante l’idée de passer du temps avec eux pour me présenter.

Qu’apprenez-vous de vos échanges avec eux ?

J’apprends d’abord à les écouter. Vous savez, les chanteurs d’opéra vivent dans leur bulle, seuls avec leur voix. La solitude leur permet de développer tout leur imaginaire, de se projeter dans leur rôle. Mais ils doivent conserver un lien avec le public. J’ai besoin de savoir ce que les spectateurs ont pensé de mes prestations, ce qu’ils ont ressenti, ça m’aide à mieux comprendre les productions. Je leur donne ma vision de La Bohème, et s’ils connaissent d’autres mises en scène, dans d’autres maisons d’opéra, ils comparent les acoustiques, les voix, etc. Ces liens me font grandir, c’est une chance qu’il faut saisir, surtout quand les échanges se font sans acrimonie !

Découvrez le site Benjamin Bernheim

Accompagnez Benjamin Bernheim à Vienne !

Participez au voyage riche en émotions autour de Benjamin Bernheim que vous propose La Fugue. Le jeune ténor interprètera le rôle de Rodolfo dans La Bohème de Puccini, sur la scène de la Wiener Staatsoper à Vienne, dans une mise en scène de Franco Zeffirelli.
En plus de la représentation du vendredi 23 novembre, les voyageurs déjeuneront avec Benjamin Bernheim, et assisteront à une répétition privée à l’Opéra de Vienne. L’occasion de le voir perfectionner son rôle et de comprendre en quoi consiste le travail d’un ténor au quotidien.
Ce voyage comprendra aussi plusieurs visites : la découverte des coulisses de la Staatsoper ; une visite exclusive du palais impérial de la Hofburg, l’une des merveilles architecturales de la ville, notamment de la « Schatzkammer », la chambre des joyaux, et des bureaux de la présidence de la république ; une visite du pavillon Sécession, immense cube blanc coiffé d’un dôme doré réalisé en 1898 par Josef Maria Olbrich, décoré d’une superbe frise de Gustav Klimt illustrant les différents thèmes de la neuvième symphonie de Beethoven.

Forfait en chambre double : 2 690 €
Supplément chambre individuelle : 498 €
Ces prix comprennent : le vol aller-retour Paris-Vienne en classe économique ; l’hébergement en chambre double avec petit déjeuner pour 2 nuits ; la taxe de séjour ; les visites et transferts mentionnés au programme ; les repas (boissons comprises) ; la place de spectacle en première catégorie ; l’assurance rapatriement.
Ces prix ne comprennent pas : les extras.
Séjour accompagné sur place.

Réservez vos places sur le site de La Fugue.

La Bohème, de Giacomo Puccini

Orchestre et Chœur de la Wiener Staatsoper
Direction musicale : Sperenza Scappucci
Mise en scène : Franco Zeffirelli
Avec Benjamin Bernheim, Marina Rebeka, Clemens Unterreiner, Mariam Battistelli
Crédits photo : Richard Boll
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Article paru dans le numéro #140 FUNAMBULES
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