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Diego Dubois
Reportage | 9 nov.
4 mn

Les territoires oniriques de Pierre Huyghe
Un lévrier rose, une île en Antarctique, une forêt primaire à Sydney, sont dans la rétrospective Pierre Huyghe au Centre Pompidou.

 © Centre Georges Pompidou – Courtesy the Artist
 © Centre Georges Pompidou – Courtesy the Artist
 © Centre Georges Pompidou – Courtesy the Artist
 © Centre Georges Pompidou – Courtesy the Artist
 © Centre Georges Pompidou – Courtesy the Artist
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Human est une œuvre d'art. C'est aussi un lévrier blanc à patte rose qui répond au nom de Human et suit les visiteurs de la rétrospective Pierre Huyghe, au Centre Pompidou. L’exposition retrace 20 ans de travail de cet artiste français émigré à New-York, à la fois vidéaste, plasticien et designer.
Le territoire, Pierre Huyghe l’approche de manière imaginaire, par des territoires mentaux , commente Emma Lavigne, commissaire de l’exposition. Elle cite en exemple la performance de l’artiste au Musée des arts et traditions populaires, où il mettait en scène une quinzaine d’acteurs et un public d’initiés filmés pendant trois jours. Si Pierre Huyghe aime investir des territoires bien délimités, comme le parc de Karlsraue à Kassel en Allemagne pour y filmer ses œuvres, ses installations finissent par être supprimées, et le site rasé de telle sorte que seul un film en garde la mémoire.

PINGOUIN ALBINOS

En réalité, il s’agit moins de territoires que de terreaux, car Pierre Huyghe passe d'une œuvre à l'autre sans transition. Par exemple, lors de son voyage en Antarctique, en 2005, il s'était donné pour mission de trouver une île habitée par un pingouin albinos ; grâce à un support vidéo, l'île s'est transformée en partition musicale, jouée lors d’une comédie musicale nocturne organisée à New York la même année.
L’artiste rebondit sur ses œuvres pour en garder toute la vitalité. Ainsi les œuvres vivantes sont soigneusement préservées jusqu’à la fin de l’exposition par un apiculteur, et un spécialiste des fonds marins, sans oublier le maître de Human, le chien à la patte rose. Cette vitalité mise en scène s'est retrouvée en 2008 pendant 24 heures au cœur de l’Opéra de Sydney : les musiciens présents indiquaient aux visiteurs le chemin à suivre par leurs musiques pour découvrir une forêt primaire bien réelle au cœur de l’Opéra.
Pierre Huyghe file la métaphore de l’artiste explorateur en partant au Pôle Sud pour réaliser une œuvre, mais le cadre reste avant tout « imaginaire et mental ». On peut aborder cette rétrospective en rêveur, en flânant autour des œuvres, en jouant avec d'autres, et en les contemplant toutes.
Exposition Pierre Huyghe, galerie sud du Centre Georges Pompidou, jusqu'au 6 janvier 2014.
Crédits photo : Centre Georges Pompidou – Courtesy the Artist
Bonnes adresses
Place Georges-Pompidou
75004 Paris - France

+33 1 44 78 12 33
Article paru dans le numéro #4 TERRITOIRES
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