Fermer
Plur.is
News | 9 juillet
3 mn
Avant lorsqu’une personne décédait, il y a une cérémonie durant laquelle les proches étaient réunis puis un travail de deuil s’amorçait. La famille envoyait un faire-part de décès. Les plus proches se rendaient à certaines occasions au cimetière. Maintenant, il reste de traces numériques. Comptes Facebook, Twitter, Instagram…demeurent même dans l’au-delà.
Internet remet en cause des données très anciennes en termes d’espace et de temps. Une vraie révolution ! De nos jours, la mort n’est plus forcément localisée dans un espace dédié comme le cimetière. Certaines personnes créent des mémoriaux numériques.
La mort brise aussi la temporalité et peut subvenir n'importe quand. Dans quelques années, le nombre de comptes appartenant à de personnes décédées ne va cesser d’augmenter et même dépasser celui des vivants. Selon les estimations d’Entrustet, une firme implantée aux Etats-Unis, 3 personnes avec un profil Facebook mouraient chaque minute à travers le monde. Facebook a créé plusieurs fonctionnalités, afin de gérer de la meilleure des manières la mort de ses utilisateurs.
S’intéresser à l’identité numérique après la mort est une manière d’appréhender les limites de l’identité à l’ère du 2.0. Facebook a permis à partir de 2008 de déclarer la mort d’un utilisateur, sur preuve d’un acte de décès. Le compte peut être supprimé ou être modifié en compte mémoriel. Le profil ne peut ni recevoir ni envoyer des demandes d’ajout en ami.
Depuis 2016, Le réseau social de Mark Zukerberg donne la possibilité de déclarer un légataire pour sa page de profil. Cette personne peut ainsi mentionner ses derniers souhaits : garder le compte en le transformant en compte mémoriel, ou l’effacer.
Ces derniers temps, des entreprises spécialisées proposent des coffres forts numériques qui recueillent les informations des usagers et mettent en sécurité les identifiants de la personne décédée avec ses derniers souhaits liés à la gestion de ses comptes. Ce type de prestation est en pleine croissance en ce moment.
Crédits photo :
Partager :
Fermer
Faire son deuil à l’ère de Facebook à un ami.
(*) Obligatoire
Fermer
Modifiez votre mot de passe
Fermer
Veuillez saisir votre identifiant
Fermer
Fermer
Bienvenue sur Pluris
Inscrivez-vous pour rejoindre
la communauté Pluris et recevoir chaque semaine le magazine.
Créer un compte avec un email
Bienvenue sur Pluris
, complétez le formulaire pour terminer votre inscription.