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Julien Tissot
News | 14 avril
9 mn

Innovation dans les transports, un défi pour la planète
La question de la préservation de la planète est aujourd’hui un enjeu majeur. Les émissions de gaz à effet de serre causent de nombreux dégâts pour l’environnement. Ces gaz à effet de serre sont émis, en grande partie, par des véhicules de transport. Les constructeurs planchent aujourd’hui pour mettre au point de véhicules moins polluants. Explication.

Actuellement, le secteur des transports dégage près de 15% des émissions de CO2 sur la planète. Depuis une cinquantaine d’années, le monde a connu un essor très important des échanges de marchandises et accélération des mobilités. Le transport routier et l’utilisation de la voiture sont importants surtout dans les zones urbaines. L’essor du commerce en ligne avec notamment le géant américain Amazon a amplifié encore ce mouvement. « J’utilise mon camion cinq jour par semaine et je parcours l’Europe pour livrer des marchandises, il est évident que mes déplacements contribuent à la pollution atmosphérique. J’attends donc des constructeurs qu’ils mettent au point des véhicules moins polluants », explique Richard, 52 ans et plus de 20 ans d’expérience. Aujourd’hui, les gouvernants tiennent compte de la dimension de développement durable quand ils prennent des décisions. C’est le cas notamment du Parlement Européen qui a demandé aux différents États de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre à horizon 2025.
Réduire les émissions de gaz à effet de serre, surtout en zone urbaine
Le transport routier représente 4/5 de la consommation d’essence et d’émission de gaz à effet de serre des transports. Il est aujourd’hui nécessaire de rompre avec ce modèle. Dans de nombreux pays scandinaves et d’Europe du Nord, il existe une volonté de maîtriser l’expansion urbaine. L’idée est d’avoir une ville, plus compacte, plus ramassée. Il faut donc limiter le phénomène de périurbanisation et rendre les villes plus denses, moins étalées. Cette vision s’inscrit, bien sûr, sur le long terme. De nombreux maires veulent diminuer la part de la voiture individuelle et encourager le développement des transports en commun en construisant de nouvelles lignes de métro par exemple.
Des véhicules poids lourds à hydrogènes et électriques
Les constructeurs développement aujourd’hui de nombreux modèles qui fonctionnent à l’hydrogène ou à l’électrique. Le grand enjeu pour les véhicules électrique est le coût et l’autonomie du véhicule, mais aussi pouvoir acheminer des pièces pour poids lourds. Début avril, un poids lourd de 27 T, muni d’un système à hydrogène a pu circuler aux Pays-Bas dans le cadre d’une expérimentation. Il a été mis au point par l’entreprise VDL, dans le cadre d’un projet dont le financement a été assuré par l’Union Européenne. Son budget total dépasse les trois millions d’euros. C’est une étape importante pour le secteur. L’idée est d’expérimenter le véhicule sur plusieurs lieux en Europe. Le camion sera accompagné par un ravitailleur sur les différents sites. Ce véhicule approvisionnera différents magasins. Les transporteurs sont très intéressés par ce type d’énergie qui ne dégage pas de carbone. Il existe un gain en matière de qualité de l’air. Ces camions pourraient livrer en ville.
Des transports en commun propres
Les opérateurs de transports, un peu partout en Europe, renouvelle aussi la flotte de transport. C’est le cas par exemple en Ile de France avec des décisions fortes prises par la Régie Autonome des Transports Parisiens (RATP). Une grande partie des bus Diesel les polluants sont remplacés par des véhicules électriques. Une orientation qui satisfait Anne Hidalgo, la maire de Paris qui œuvre depuis plusieurs années à réduire la pollution dans la ville. Plusieurs mesures ont déjà été mises en place pour réduire la place des véhicules polluants à Paris. Les véhicules ayant une vignette 4 ou 5 n’ont plus le droit de circuler en semaine dans la capitale. Des pistes cyclables ont été aménagées pour encourager l’usage du vélo.
Le développement des voitures électriques
Chaque habitant peut être un acteur de la transition énergétique. Nos actes de consommation constituent aussi des actes citoyens. Le marché des véhicules électriques est en plein essor. Dans l’hexagone, depuis dix ans, le secteur décolle vraiment. La vente de véhicule électrique pour les particuliers est passée de moins de 200 en 2010 à plus de 25.000 en 2017. La France se place à la quatrième place mondiale pour le nombre de ventes de véhicules électriques. La Renault Zoé est le modèle le plus plébiscité par les Français. « Ces dernières années, j’ai acheté une Renault Zoé. J’en suis très satisfaite », explique Mélanie, 37 ans, cadre dans l’industrie pharmaceutique. Cette parisienne recharge son véhicule électrique grâce aux différentes bornes disséminées dans la ville. Ce véhicule fait de plus en plus recette auprès des particuliers. Lorsque l’on possède un véhicule électrique, il n’est plus nécessaire de se rendre à la pompe à essence. Rouler avec un véhicule électrique est un geste concret pour réduire la pollution.
Encourager la pratique du vélo
Autre direction développée par de nombreux pays : encourager la pratique du vélo. C’est un moyen de transport qui ne dégage aucun gaz à effet de serre et qui est relativement rapide en ville comparé à un bus. La commission européenne encourage aussi la pratique du vélo. Strasbourg fait partie des communes qui ont développé une politique pour promouvoir l’usage du vélo en construisant par exemple des pistes cyclables sécurisées. Aux Pays-Bas, à Amsterdam, le vélo fait partie de la culture locale et de nombreux habitants l’utilisent. En France, il reste beaucoup à faire. En effet, beaucoup d’automobilistes utilisent leur véhicule même pour des trajets très courts. Un quart des trajets en voiture en zone urbaine représentent une distance inférieure à 1km. La révolution est en marche à Paris. Seulement 2 parisiens sur 10 possèdent encore une voiture particulière. Le développement des pistes cyclables et les vélos en usage mutualisé ont développé la pratique. A l’image de Pierre, graphiste de 30 ans. « J’ai abandonné ma voiture pour un vélo électrique. C’est vraiment pratique. Je n’ai plus de problème pour me garer, je ne pollue plus l’atmosphère. Rouler à vélo, c’est un acte citoyen et j’espère que le pratique va encore se développer. »
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