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Julien Tissot
News | 6 juillet
7 mn

La mobilité : un enjeu phare des municipales
Les élections municipales qui viennent de s’achever ont montré que la question de la mobilité était un enjeu phare. En effet, de nombreux citadins veulent pouvoir se déplacer différemment. La crise du Covid-19 a changé les problématiques.

Lors des dernières élections municipales, les écologistes ont remporté de nombreuses villes. La preuve que les enjeux environnementaux tiennent une place grandissante. Éric Piolle, le maire écologiste de Grenoble a été réélu. L’édile a mis en place de nombreuses pistes cyclables dans sa ville et a changé la physionomie de l’agglomération. Les administrés semblent être satisfaits de cette évolution. Le maire pourrait même se présenter à la présidentielle en 2022. Il se sent pousser des ailes.
La vague verte
Dans de nombreuses grandes villes comme Besançon, Lyon, Poitiers ou Bordeaux, les écologistes, à la tête de large coalition, ont pris le pouvoir. Une grosse vague verte que de nombreux observateurs n’avaient pas vue venir. Récemment, Pierre Hurmic, le nouveau maire de Bordeaux a indiqué qu’il voulait fortement diminuer la place de la voiture dans la ville. Bordeaux était pourtant une ville bourgeoise vraiment ancrée à droite qui était jusque-là gérée par Alain Juppé, candidat malheureux à la dernière présidentielle. Il va y avoir du changement dans la ville. C’est en grande partie liée au renouvellement de la sociologie de la ville. Avec l’arrivée du TGV dans l’agglomération, de nombreux Parisiens sont venus s’installer dans la vile et d’ailleurs cela a entraîné une hausse des prix de l’immobilier.
De nouvelles mobilités
Ces dernières années, la manière de se déplacer en ville a changé. La place de la voiture a reculé au profit des transports en commun comme le métro ou le tramway. À Paris, de nombreux aménagements ont été faits pour encourager les Franciliens à ne plus prendre leur véhicule particulier. Le prix du stationnement a beaucoup augmenté. Le nombre de places de stationnement a diminué. Les automobilistes se retrouvent souvent dans les embouteillages et mettent beaucoup de temps à se garer. Ceux qui ne réussissent pas à se garer correctement prennent le risque que leur voiture soit mise en fourrière. Des couloirs de bus ont été mis en place qui permettent de se déplacer plus facilement avec ce mode de transport.
Les transporteurs et livreurs à la peine
Alexandre, 34 ans, solide gaillard à l’accent du Sud, est livreur depuis déjà 5 ans. « C’est vraiment difficile, en ce moment, de travailler à Paris. Je suis salarié dans une entreprise spécialisée dans le transport de colis et mes journées ne sont vraiment pas de tout repos. Je livre souvent à Paris et c’est un véritable enfer. » De plus en plus d’artisans se plaignent d’avoir du mal à se déplacer et à travailler. Avec les couloirs de bus et les pistes cyclables, la place dévolue à la voiture s’est réduite.
Une place grandissante dédiée au vélo
De nombreuses agglomérations accordent une place de plus en plus forte aux vélos. Les pistes cyclables ont fleuri. Le nombre de cyclistes a donc augmenté. Les Français se sont équipés et ont acheté des vélos. Les vélos électriques ont de plus en plus côte. « Lors du confinement, j’ai décidé de me déplacer en vélo et je ne le regrette pas. C’est beaucoup plus fluide qu’en voiture et moins oppressant que dans les transports en commun. J’ai l’impression qu’avec la crise du Covid-19, il y a eu une révolution au niveau des moyens de transport. ». À Paris, des subventions sont accordées aux personnes qui achètent des vélos électriques. Lors de la crise du Covid-19, de nouvelles pistes ont été créées.
Le lobby de la voiture résiste
Les automobilistes sont nombreux à vouloir maintenir une place forte de la voiture en ville. Quand les voies sur berge sont piétonnisées à Paris, le lobby de l’automobile est en première ligne pour protester. Certaines associations font même des recours pour empêcher leur mise en place. Ce dispositif a pour but de décourager les Franciliens d’utiliser leur voiture, de baisser les nuisances sonores et la pollution atmosphérique. Mais, il y a eu des reports de circulation et les itinéraires bis sont saturés au cœur de la capitale.
Le Grand Paris en chantier
L’autre gros chantier concernant la mobilité en Île-de-France est le projet du Grand Paris qui vise à développer de nombreuses lignes de métro. Ces axes ont pour but de désengorger certaines lignes. Dans le Val-de-Marne, les chantiers battent leur plein, à Champigny-sur-Marne par exemple. « Nous attendons cette nouvelle ligne avec impatience », explique Samuel, 43 ans, un habitant de la ville. « Cela sera beaucoup plus rapide de se déplacer en Île-de-France. Les prix de l’immobilier vont grimper ». Ce gros projet devrait entraîner une baisse de l’usage de la voiture.
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