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Béatrice d'Erceville
Évasion | 13 déc.
4 mn

Succès bœuf
Un paradis pour meat lovers à Kuala Lumpur.

Marble 8 Restaurant pour Meat Lover Kuala Lumpur Malaisie © Marble 8
Marble 8 Restaurant pour Meat Lover Kuala Lumpur Malaisie © Marble 8
Marble 8 Restaurant pour Meat Lover Kuala Lumpur Malaisie © Marble 8 Restaurant pour Meat Lover Kuala Lumpur Malaisie
Le chef cuisinier du Marble 8, Frederico Michieletto, présente chaque pièce entière. D’une main experte, il la découpe et la dépose sur les assiettes. Il détaille les saveurs qui vont exploser dans les palais : « Ici un goût plus robuste, là un morceau persillé qui va fondre en bouche… » Ribeye, tenderloin, sirloin, les convives français s’essaient à la traduction. Mais la controverse linguistique cède vite devant l’intense plaisir de déguster cette viande épaisse et goûteuse, extraordinairement tendre, cuite à la perfection depuis le cœur d’un profond rouge bordeaux jusqu’à la croûte craquante et sombre. La délectation est d’autant plus savoureuse que le restaurant se trouve au centre de Kuala Lumpur (KL pour les intimes), une ville où les traditions malaises, chinoises et indiennes célèbrent des viandes ultra cuites en petits morceau.
C’est le pari fait par le couple propriétaire des lieux : introduire la passion des meat lovers dans la capitale de la Malaisie. Modesto Marini et sa femme Elisabeth composent déjà l’exemple d’un mix culturel réussi, lui chef italien de renom, elle Malaise rompue au marketing après être passée par les teams de L’Oréal et LVMH. Exploitant déjà le sky bar le plus haut de la ville, où se croisent Eric Cantona, Tiger Woods et Jimmy Choo, ils ont ouvert le Marble 8 en mars dernier. Planté face aux tours jumelles Petronas, icônes architecturales de la ville, le restaurant cultive une ambiance chic trendy avec un décor tout en noir agrémenté de touches de confort country british et de tapis imitation peau de zèbre. En vedette, des viandes d’exception importées d’Australie : essentiellement des Wagyu japonais, dont est issu le bœuf de Kobé, et des Black Angus. Comble de la sollicitude vis-à-vis de ces morceaux de roi : dès leur arrivée, les pièces sur os vieillissent trois semaines au moins dans une chambre froide autour de 2°C entre des blocs de sel de l’Himalaya, suivant la technique de la maturation à sec. La méthode est certes coûteuse, la viande perd 1 % de son poids par jour de mûrissement, mais elle a la faveur des gourmets car elle attendrit les morceaux et exhale leurs saveurs de façon incomparable. Pour le plaisir des yeux, le cellier de maturation, installé au fond de la salle de restaurant, est doté d’une paroi de verre, permettant d’admirer cette sorte de nature morte en hommage au bœuf.
« Ce concept est très nouveau ici, il tranche avec la culture de la street food, explique Elisabeth Marini. Mais il est temps que KL se hisse sur la scène internationale de la cuisine. Nous pouvons être un catalyseur de cette ascension. » Pour enfoncer le clou, les délices carnivores de la carte sont suivis par une carte des desserts tentatrice, entre forêt noire déstructurée, création autour de la barbe à papa ou pavlova à la mangue…
Crédits photo : Marble 8 Restaurant pour Meat Lover Kuala Lumpur Malaisie, Marble 8
Article paru dans le numéro #46 CHAPEAUX DE RIZ
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