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Eugénie Hériard-Dubreuil
Évasion | 11 déc.
5 mn

Clos de Los Siete
Dans les Andes, certaines bodegas semblent tout droit sorties de films de science fiction

Qu’on se sent loin de la France, quand on a sous les yeux 500 hectares de vignes qui semblent n’avoir pour seule limite qu'une forteresse de roche et de neige à l’horizon. Cette vaste terre fertile, c’est Clos de los Siete, créé en 1998 par Michel Rolland, le fameux flying winemaker, ou « vigneron du monde », et partagé entre les bodegas Monteviejo, Cuvelier de los Andes, Diamandes, Flechas de los Andes et Mariflor. Cinq maisons de renom produisant chaque année leurs propres vins, tout en contribuant au blend collectif à hauteur de 50 % de leur production : le prestigieux Clos de los Siete, qui porte la signature du flying winemaker lui-même. Au-delà de cette collaboration, chaque maison possède sa propre identité, reflet de la personnalité de ses fondateurs, et qui se ressent jusque dans l’architecture des lieux.
La première construite fut Monteviejo, en 1999, par la seule femme de l’équipe : Catherine Péré-Vergé, déjà propriétaire des châteaux La Violette, Le Gay et Montviel, noms illustres de l’appellation Pomerol dans le Bordelais. Viticultrice de talent, elle était également une grande amatrice d’art et a fait de sa bodega, petit édifice aux allures de maison moderne, le lieu de nombreuses expositions temporaires d’artistes locaux. En particulier, elle a organisé au début de l’année 2013 un concert classique, « Le vin joue sur les cordes sensibles », dans le cadre du festival annuel de Mendoza, « Musica clasica x Caminos del vino ».

James Bond vigneron

Autre lieu enchanteur, son vis-à-vis, Cuvelier los Andes, appartient à Jean-Guy et Bertrand Cuvelier (Château Le Crock à Saint-Estèphe, Château Léoville Poyferré à Saint-Julien). L’architecture sobre est pensée pour le confort de ceux qui y travaillent, sur le modèle traditionnel des bodegas argentines : le toit constitué d’un entrelacs de canne naturelle garantit la fraîcheur du lieu, tandis qu’au cœur des chais, le silence et la paix du patio lumineux donnent le sentiment agréable de visiter un cloître. Elitistes dans l’élaboration de leurs vins, ils ont adopté la méthode de la micro-fermentation : les vins ne passent jamais en cuves d’acier inoxydable. Le jus est directement placé en barrique vieille d’un an pour la macération et la fermentation, puis le vin est élevé dans une autre barrique, neuve cette fois-ci. Un procédé coûteux, qui garantit la qualité des vins de la maison.
Après la visite de ce bâtiment d’un autre temps, la bodega Diamandes fait l’effet d’un plongeon dans l’avenir. L’esplanade offre une vue imprenable sur la chaîne de montagnes, elle est ornée d’une vaste sculpture moderne qui, vue du ciel, prend la forme d’un « diamant au pied des Andes », la devise de la maison. Et à l’intérieur du vaste édifice, on se croirait propulsé dans un James Bond : dans les chais aux allures de laboratoire, on s’attend à tout moment à voir Q surgir d’une cuve, télécommande à la main !

Pluris a aimé

Le Grand Reserva 2008 de Diamandes, un blend de malbec et cabernet sauvignon, qui offre un nez fruité, agrémenté de notes fumées grâce au passage en barrique neuve durant plus d’un an. La bouche est explosive mais l’arôme de vanille est relativement long, ce qui est notable pour ce genre de vins.
Crédits photo :
Article paru dans le numéro #6 FRONTIÈRES
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