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Diego Dubois
News | 26 janvier
4 mn

La chaise de bistrot, diva internationale
Même Woody Allen la réclame dans ses films.

« Peu de Français le savent mais la chaise de bistrot de la Maison Drucker est connue sous le nom de ‘French bistrot chair’ dans le monde entier », explique Bruno Dubois dans son atelier de Gilocourt. Ici une douzaine d’artisans s’affairent à cintrer le rotin chauffé préalablement, pour fabriquer un dossier ou un pied de chaise, tandis qu’une dizaine d’autres tissent les motifs multicolores qui donnent aux terrasses des bistrots parisiens et du monde entier, leur âme et leur signature stylistique.
Les choses n’ont que peu changé depuis 1885, date de la fondation de la Maison Drucker par le rotinier Louis Drucker à Paris. 130 ans plus tard, ces sièges très haut de gamme, fabriqués à la main et sur mesure, meublent encore et toujours le Café de flore, les Deux-Magots, mais aussi le Mini-Palais, l’hôtel Prince de Galles, le Royal Monceau, les bateaux à vapeurs de la Compagnie Générale de navigation du Lac Léman, jusqu’aux belles terrasses de Los Angeles ou d’Oslo.
« Nos clients sont essentiellement des professionnels, mais de plus en plus de particuliers se laissent tenter », continue Bruno Dubois. Les chaises Drucker sont distribuées dans quelques show-rooms aux Etats-Unis et en France mais la majeure partie de la production vient de commandes adressées directement aux ateliers par les gérants eux-mêmes et plus encore par les plus grands décorateurs du monde pour certains hôtels.

TOUTES DIFFÉRENTES

Qu’est-ce qui ressemble moins à une chaise Drucker qu’une autre chaise Drucker ? C’est perdu au milieu des stocks qu’on se rend le mieux compte de la grande variété des modèles. Au patrimoine classique, qui porte le nom des établissements pour lesquels les chaises ont été créées (Pré Catelan, Grenelle, Fouquet’s), Drucker a ajouté de nouvelles créations : « Aujourd’hui la richesse des jacquards de Picardie fait la part belle au mélange des couleurs. Nous éditons une série limitée de Confidents, des fauteuils en forme de S pour deux personnes face à face, avec un accoudoir au milieu. »
L’enrichissement des gammes est complété par une recherche de qualité dans le process et les matériaux afin d’obtenir les chaises les plus robustes possibles, sans rien sacrifier à l’élégance des formes ni à l’harmonie des couleurs.

LIANES DE ROTIN

Le matériau de base des chaises Drucker est le rotin, une liane que l’on trouve en Asie du Sud-Est. Celui-ci est chauffé à la vapeur puis cintré pour donner aux composants de la chaise la forme nécessaire. Quant au tissage, il est en Rilsan, une fibre synthétique reconnue pour sa robustesse : elle ne perd pas sa couleur et sa souplesse au soleil, même après des dizaines d’années.
La chaise Drucker est un marqueur fort de l’identité parisienne, elle participe indéniablement de son chic. La preuve : régulièrement, la maison Drucker est contactée pour reconstituer un cadre de vie parisien dans un film. Le dernier en date ? Le prochain film de Woody Allen, en cours de tournage dans le sud de la France.
Crédits photo :
Bonnes adresses
27 rue de l'Automne
60129 Gilocourt - France

+33 3 44 88 32 92
Article paru dans le numéro #17 ÉPHÉMÈRE
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