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Timothée de Rauglaudre
Recommandation | 20 juin
4 mn

La chanteuse aux petits pois
Petites recettes d’épicurisme dans le nouvel album de Courtney Barnett, « The Double EP: A Sea Of Split Peas »

Courtney Barnett, « The Double EP: A Sea Of Split Peas »
 jeune chanteuse australienne songwriting influences classiques, jazz et country
percussions clavier guitare  © Koury Angelo
 Courtney Barnett, « The Double EP: A Sea Of Split Peas » jeune chanteuse australienne songwriting influences classiques, jazz et country
percussions clavier guitare  © Droit réservés
Courtney Barnett, « The Double EP: A Sea Of Split Peas » jeune chanteuse australienne songwriting influences classiques, jazz et country  © Droit réservés
En dehors de sa fixette sur les légumes, qui pourrait bien être son leitmotiv, Courtney Barnett, jeune chanteuse australienne, a un style de songwriting bien à elle. Très libre et imagé, elle le résume ainsi : « J’écris en racontant mes petites histoires ». Des histoires loufoques de la vie quotidienne retranscrites avec humour et en toute légèreté, conférant toute son originalité aux paroles. Sa doctrine ? Savoir apprécier les petits plaisirs de tous les jours, la recette de l’hédonisme arrangée à la sauce Amélie Poulain.
Elle qui se pensait prédestinée aux courts de tennis ou aux bancs des écoles d’art s’est bâti une petite renommée avec ses deux premiers EP au retentissement international, « I’ve Got A Friend Called Emily Ferris » et « How To Carve A Carrot Into A Rose », qu’elle a audacieusement conçus en créant son propre label nommé Milk! Records, d’après une chanson de Nirvana. Par la suite, elle réussit le pari sucré salé de fusionner les deux dans un même album, « The Double EP: A Sea Of Split Peas ».
Un tel succès est d’autant plus honorable que ses ingrédients sont variés. Aux influences classiques, jazz et country héritées de son milieu culturel, cette fille d’une danseuse de ballet et d’un graphiste originaire d’une banlieue tranquille de Melbourne ajoute celles de son émancipation, notamment Nirvana et Jimi Hendrix. On lui devine facilement David Bowie comme parrain spirituel, dont on retrouve le riff de « The Jean Genie » dans « David » ainsi que les guitares criardes de « Heroes » au début d’« Avant Gardener ». Aussi surprenant soit-il, ce melting pot innovant nous offre un style propre et brillant sur douze titres fondant dans la bouche. Des percussions jazzy, des riffs de clavier rock seventies ou bien de guitare rock’n’roll, autant de détails frappants qui croustillent sous la dent. Sans oublier l’ingrédient secret de l’australienne aux grands yeux verts : son chant au ton détaché, presque parlé.
Le genre de psychédélisme moderne qui ne s’évacue pas à coups d’Aspirine. Au contraire : à conserver précieusement au frais en attendant le prochain album.
Crédits photo : Koury Angelo, Droit réservés
Article paru dans le numéro #28 JAM
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