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Tiphaine Illouz
Reportage | 3 mai
6 mn

Vintage chic façon Justine
Spécialiste du design des années 1940-1970, Justine a un talent fou pour dénicher les plus belles pièces.

Justine Osiowski Design Justinside © Droits réservés
Justine Osiowski Design Justinside © Droits réservés
Justine Osiowski Design Justinside © Droits réservés
Justine Osiowski Design Justinside © Droits réservés
Justine Osiowski Design Justinside © Droits réservés
Justine Osiowski Design Justinside © Droits réservés
De sa carrière de cavalière professionnelle, elle a gardé l’allure altière et le goût des lignes racées. Aujourd’hui, Justine accompagne et facilite la rencontre entre l’amateur de design, et la pièce de ses rêves, avec une prédilection amoureuse pour les années 1940-1970. « Je veux être le chaînon manquant entre les marchands de design et les acheteurs potentiels qui aiment le design, mais n’ont ni le temps, ni le goût de chiner », explique-t-elle. Depuis son enfance, elle nourrit son goût des belles choses en se promenant aux Puces pour choisir des pièces à des amis ou à sa famille, avec toujours l’« œil en éventail », selon l’expression de Charlotte Perriand, l’une de ses designers favorites.
« J’aime autant le bois que le cuir, la céramique, et même le plastique, pourvu que l’objet soit beau et juste. » Son goût pour l’éclectisme l’amène à apprécier le travail des grandes figures du design comme Jean Prouvé ou Pierre Jeanneret, pour leurs lignes pures et harmonieuses, tout autant que Pierre Paulin, « dont les fauteuils aux formes souples et arrondis comme les Mushrooms sont d'un grand confort et encore très accessibles », et jusqu’au design scandinave : « Arne Jacobsen, Hans Wegner, Poul Henningsen, ou Alvar Aalto me touchent particulièrement pour leurs lignes épurées, le travail du bois de qualité, et un esprit fonctionnel, simple et graphique. »

Cultiver son oeil

« Bien acheter, c’est tout un art. Je cherche tout le temps, partout, et je pars dès que possible en Italie, au Danemark, en Belgique, ou ailleurs. » Pour acheter les plus belles pièces, il faut se lever très tôt, et conjuguer la fulgurance d’un coup de cœur à une observation minutieuse. « J’aime quand quelque chose m’interpelle au premier coup d’œil. Ensuite, j’observe longuement, car il ne faut jamais acheter trop vite. » Cultiver son œil demande du temps : lectures de magazines, ventes aux enchères, sites internet, voyages… « Je regarde tous les détails : le dessous d’un meuble pour le dater, puis je suis de la main le contour du meuble pour en sentir l’unité, et vérifier ainsi que tous les éléments sont bien présents. »
Pour forger son regard et observer, rien de tel que d’assister à des ventes aux enchères : « C’est comme ça que l’on comprend pourquoi un fauteuil Egg d’Arne Jacobsen peut faire 6000 € à quatre ventes, puis 17 000 € lors de la cinquième. Ce qui va jouer, ce sont des détails qui font l’essence d’une belle pièce, notamment la patine d’un cuir. » Une question d’harmonie, où aucun défaut ne doit venir troubler l’œil, car, si la patine d’un cuir est recherchée, celui-ci ne doit en aucun cas être abîmé, comme le bois ne doit pas être tâché, et le marbre pas trop veiné.

Vintage ou réédition ?

« Je conseille toujours à mes clients d’acheter une pièce originale, et non une réédition. Seule une pièce d’époque peut prendre de la valeur, et elle coûtera souvent moins cher. » L’achat d’un meuble vintage permet surtout de voir la pièce que l’on achète – ce qui n’est pas toujours le cas d’une commande chez un éditeur – mais aussi d’acquérir une pièce charismatique, dont l’aura est introuvable dans le neuf. « J’aime qu’une pièce ait du vécu, qu’elle soit vivante. Et le vintage comporte des détails parfois impossibles à remettre en oeuvre aujourd’hui. Par exemple, le magnifique dos en palissandre de la ‘Lounge Chair’ de Charles et Ray Eames à été remplacé par une essence différente dans la réédition. »
Qu’il s’agisse d’un meuble, d’un fauteuil, d’une chaise ou d’un luminaire, le bon état est essentiel. « Je recherche toujours la pièce la plus ancienne, et dans le meilleur état possible, car je ne veux pas tomber dans la brocante. Si la pièce est exceptionnelle, je peux refaire un tissu, une mousse, ou poncer un bois. »
Son rêve ? Acquérir un bureau en chêne et plateau « Boomerang » de Charlotte Perriand, ou une applique à plusieurs brases dite « Araignée » de Serge Mouille. En ce moment, Justine a en tête une vingtaine de pièces à trouver pour des clients. Elle est formelle : « Tout se trouve avec du temps. »
Crédits photo : Droits réservés
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Article paru dans le numéro #21 INOUBLIABLE
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