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Tiphaine Illouz
News | 10 mai
4 mn

Secrets de beauté gravés dans le marbre
Buly 1803, maison de beauté bicentenaire, renaît à Saint-Germain-des-Prés.

Victoire de Taillac et Ramdane Touhami, Buly 1803,  Art et culture, Beauté, Concept © Alexandre Guirkinger
Buly 1803, Art et culture, Beauté, Concept, Officine © Droits Réservés
plafond en poutres peintes, marbres rares, fioles alignées, et terre cuite émaillée italienne au sol, Buly 1803, Art et culture, Beauté, Concept © Droits Réservés
plafond en poutres peintes, marbres rares, fioles alignées, et terre cuite émaillée italienne au sol, Buly 1803, Art et culture, Beauté, Concept © Droits Réservés
Buly 1803 © Droits Réservés
Buly 1803 © Droits Réservés
Buly 1803, produits de beauté © Droits Réservés
Après avoir signé la renaissance de Cire Trudon, Victoire de Taillac et Ramdane Touhami ouvrent l’Officine universelle Buly autour de parfums, de produits de beauté et d’hygiène. Au 19e siècle, le parfumeur et vinaigrier Jean-Vincent Bully ouvrait son officine d’apothicaire rue Saint-Honoré, et allait entrer dans la légende littéraire en inspirant le personnage de César Birotteau sous la plume d’Honoré de Balzac. Son « Vinaigre de toilette », lotion aromatique brevetée pour la toilette et la conservation du teint, acquit même une solide réputation dans toute l’Europe.
Deux siècles plus tard, le couple créé une gamme de produits pour parfumer, hydrater et protéger visage et corps, brillamment inspirés par la beauté des boutiques de l’époque autant que par la poésie délicieusement surannée des noms de produits : « huile antique », « lait virginal » ou « savon superfin » pour le corps, sans oublier les « parfums à l’eau » autour de la tubéreuse, du lichen d’Ecosse, ou du bigaradier de Séville, pour « percevoir les odeurs de manière raffinée sans précéder ni suivre trop intensément celui qui le porte », précise Victoire.
Quant au visage, « notre rituel est très simple : un 'lait nettoyant' à l’eau florale de bleuet et à l’huile d’argan, une 'eau superfine' enrichie en distillat de rose, une 'eau rectifiée' pour parfaire le nettoyage, et une 'pommade virginale' à l’eau de tilleul et à l’huile d’amande douce », explique-t-elle. Pour les traitements plus spécifiques, la grande spécialité de la maison est de vendre de nombreuses huiles végétales brutes aux vertus spécifiques et millénaires (bourrache de France, jojoba péruvien, amande douce européenne, onagre de Chine, noyaux d’abricot, camélia japonais…), et des poudres sèches à utiliser pures ou mêlées à quelques gouttes d’huile végétale pour devenir pâtes exfoliantes, cataplasmes et masques.
Saisissante de beauté, avec ses meubles d’officine en noyer, plafond en poutres peintes, marbres rares, fioles alignées, et terre cuite émaillée italienne au sol, l’Officine de beauté offre à la fois un voyage au cœur des boutiques d’antan, et des formulations très contemporaines. Une histoire à la fois universelle et parisienne, ouvrant sur la beauté du monde.
Crédits photo : Droits Réservés, Alexandre Guirkinger
Bonnes adresses
6 rue Bonaparte
75006 Paris - France
Article paru dans le numéro #22 PANGÉES
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