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Sophie Colin
News | 13 juin
3 mn

Jean-Pierre Raynaud, audacieux plasticien
Son mot d'ordre : la liberté par-dessus tout.

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Jean-Pierre Raynaud' © Pluris
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Jean-Pierre Raynaud' © Pluris
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Jean-Pierre Raynaud' © Pluris
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Jean-Pierre Raynaud' © Pluris
La rive gauche à Paris a des charmes qui n'ont pas échappé à Jean-Pierre Raynaud. C’est là qu'il a installé son appartement atelier, et c’est là qu’il reçoit Pluris pour une visite très personnelle. Chaleureux, loquace, plein de vie, il parle d’audace, de liberté et de fraîcheur, qui deviennent les fils conducteurs de cette visite stimulante. « Grâce à l’art, j’ai pu réaliser ce que le monde n’a pu m’offrir : l’audace. » Suivez le guide !
L’architecture des lieux, plafonds polychromes patinés et miroirs dorés, se prête au jeu de l’anachronisme et se combine joyeusement avec les œuvres conceptuelles aux couleurs chatoyantes. Nous guettons les pots de fleurs, les constructions en carrelage blanc, les drapeaux et les panneaux de signalisation, chers à l’artiste. Face à une installation de pots de peinture multicolores, il nous explique qu’il importe peu qu’ils soient vides. Ce qui compte, ce n’est pas la réalité de la matière, mais l’imaginaire, qui nous persuade qu’il y a de la peinture dans ces pots. C’est logique, et c’est bien ce que Jean-Pierre Raynaud veut nous montrer ce matin : la force de l’imaginaire.
Jean-Pierre Raynaud © Pluris

LIBRE ET SANS BAGAGES

« Il y a quelques années, j’ai senti le poids des projets et des négociations de plus en plus cyniques. J’ai donc pris la liberté de rêver des projets et non plus de les réaliser. » Nous découvrons ses fantasmes sous forme de photos. L’œil espiègle, il nous raconte comment il a envoyé l’un de ses pots dans l’espace, puis comment un panneau de sens interdit est devenu un soleil se levant sur la skyline de Shanghai sur 8 km de long. Sans oublier l’immense tour noire en forme de flèche qu’il a érigée au cœur de Manhattan. Ajoutant, amusé : « 20 km de long ne me font plus peur maintenant. » Toutes les audaces sont permises, certaines plus risquées que d’autres. Car poser à la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud en brandissant leurs bannières mettait sa vie en danger. Mais ce rêveur conscient et éclairé ne compte pas s’arrêter là.
Définitivement libre, il nous confie sur le pas de sa porte : « J’ai toujours voulu construire. Maintenant, j’ai envie d’alléger. Je ne me charge pas de bagages. »
Jean-Pierre Raynaud © Pluris
Crédits photo : Pluris
Article paru dans le numéro #27 EXILS
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Jean-Pierre Raynaud, audacieux plasticien à un ami.
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