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Timothée de Rauglaudre
Recommandation | 4 juillet
4 mn

Que fredonner pendant la Coupe du monde ?
Une sélection Pluris des meilleurs titres brésiliens du moment.

Seu Jorge  musicien chanteur compositeur producteur acteur brésilien © Droits réservés
MARIA GADÚ © Marcos Hermes
 © Droits réservés,  flaviacoelhomusic.com

MARIA GADÚ – SHIMBALAIÊ

La Cité de la musique de Paris proposait dimanche 22 juin de découvrir une artiste culte de la musique brésilienne, Maria Gadú. Cette paulista, de São Paulo, de 27 ans incarne un mariage réussi entre la MPB (musique populaire brésilienne) et toute la volupté du soft rock indépendant. Elle fait ses débuts dans les bars de Rio de Janeiro avant de se faire connaître par sa reprise de « Ne me quitte pas » pour une mini-série télévisée consacrée à la vie de la chanteuse Maysa Matarazzo. Sur le même album, Maria Gadu (2011), sa composition « Shimbalaiê » qu’elle a écrite à l’âge de 10 ans est une ode à la joie façon brésilienne, dans un décor romantique. L’expression « Shimbalaiê » vient du Candomblé, une religion afro-brésilienne, et signifie « je me sens heureux ». Les riffs tropicaux et le rythme de batterie rock chantent la beauté de son pays. Le contraste donne naissance à une créature hybride qui rend les Brésiliens fiers depuis déjà des années.

SEU JORGE – LIFE ON MARS ?

Le célèbre Seu Jorge est un vrai self made man. Né en 1970, il anime à 10 ans des débuts de soirées sambas cariocas. Après être devenu une icône nationale aux côtés du groupe Farofa Carioca, il se lance à partir de 2001 dans une carrière solo. C’est en 2004 qu’il réalise la bande originale de La Vie aquatique de Wes Anderson à partir de chansons de David Bowie, dont sa célèbre reprise en portugais de « Life On Mars? ». Sa version est adoucie par l’alliance simple d’une guitare acoustique et d’une voix presque murmurante. Bien loin de l’univers étoilé et seventies de Bowie, les paroles de Seu Jorge font la cour à une belle, balade rêveuse qui n’outrage en rien le tube original.

FLAVIA COELHO – POR CIMA

Filles des quartiers difficiles de Rio de Janeiro, Flavia Coelho vient en 2006 chanter dans le métro à Paris, où elle réalise son premier album « Bossa Muffin ». À la source de son inspiration, le Brésil et sa mosaïque de cultures, bien sûr : des « piliers » de la musique brésilienne (Veloso, Bethânia) au funk, de l’afrobeat au RnB. Surfant sur cette « schizophrénie brésilienne », elle a sorti le 3 juin dernier son deuxième album, « Mundo Meu », avec quatorze titres qui racontent son univers et sa terre natale, dont « Por Cima ». Inspiré d’un boléro brésilien et évoquant le sacrifice d’une femme pour son homme, ce titre se compose d’une base funk très dansante, d’une voix souriante et de quelques condiments électroniques. Flavia Coelho entend bien incarner celle qui fera danser les citoyens du monde pendant les mois à venir.
Crédits photo : Marcos Hermes, José Goulão from Lisbon, Portugal, Droits réservés, flaviacoelhomusic.com, Droits réservés
Article paru dans le numéro #30 ÉCLATS
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