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Romy Ducoulombier
Portrait | 4 juillet
4 mn

Vigneron globe-trotter
Chaque année, Basile Tesseron fait le tour du monde, entre New York et Djakarta, avec ses Grands Crus.

Portrait de Basile Tesseron © Château Lafon-Rochet
vignes vendanges © Droits réservés
vignes © Droits réservés
A la tête du Château Lafon-Rochet, quatrième Grand Cru classé en 1855 et ambassadeur de l’appellation Saint-Estèphe, Basile Tesseron élabore un vin de connaisseurs. Ancré dans l’un des terroirs viticoles les plus prestigieux du bordelais, ce vigneron globe-trotter n’hésite pas à franchir les frontières pour découvrir d’autres façons de faire. Et exporter ses vins, toujours plus loin.

Pourquoi voyagez-vous aussi régulièrement aux USA et en Asie ?

Je vais souvent aux Etats-Unis et particulièrement à New York parce que c’est là-bas que tout se passe : distributeurs, sommeliers, clientèle variée… L’Asie, c’est différent, on ne peut pas généraliser. Hong Kong, par exemple, est la plateforme la plus active pour le vin car il n’y a pas de droits de douane ni de taxes. Comme à Tokyo, on y croise une clientèle de connaisseurs. Mais il y a aussi l’Indonésie qui est en train d’exploser, notamment à Jakarta. Bien que musulmane, la population y est très ouverte à la consommation de vin.

Est-il facile de passer d’un continent à l’autre, de s’adapter à de nouvelles cultures dans le monde du vin ?

Oui, de plus en plus ! Car les choses évoluent très rapidement. Par exemple, lors de mon premier voyage en Chine en 2006, les gens n’avaient aucune éducation du vin : ils ne crachaient pas lors des dégustations et ne faisaient pas la différence entre un vin rouge et un Sauternes. Aujourd’hui, il n’y a plus de décalage. Tout le monde parle anglais et le discours est le même, en Angleterre, aux Etats-Unis ou en Asie. Les Américains, eux, affichent une véritable obsession pour les millésimes.
vignes vendanges © Droits réservés

Voyager est devenu indispensable pour les vignerons ?

C’est un passage obligé car, en France, nous sommes diabolisés par le système de santé. Nous avons une petite production de vins mais 70 % partent à l’étranger… Nous vendons en primeur, avant que nos vins ne soient mis en bouteille, et principalement vers les Etats-Unis et l’Angleterre. Londres, c’est d’ailleurs le même schéma que New York, à la différence près qu'elle est le premier foyer d’achat des vins du bordelais. En effet, au 17e siècle Bordeaux ne pouvait pas acheminer ses vins à Paris aussi facilement que la Bourgogne et la Champagne. Cela revenait pratiquement à doubler le coût d’une bouteille ! C’est pourquoi Bordeaux s’est vite tourné vers l’Angleterre et les Pays-Bas pour exporter ses vins. Château Lafon-Rochet est devenu un vin de connaisseurs que nous faisons « voyager » pour faire, avant tout, plaisir à nos clients très fidèles qui nous suivent au fil des millésimes et au-delà des frontières.
Crédits photo : Droits réservés, Château Lafon-Rochet
Bonnes adresses
Château Lafon-Rocher
33180 Saint-Estèphe - France

+ 33 5 56 59 32 06
Article paru dans le numéro #30 ÉCLATS
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