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Béatrice d'Erceville
Évasion | 4 juillet
3 mn

La forêt aux trésors
Dans le Minas Gerais, la forêt vierge cache des trésors baroques et des pierres précieuses.

flanc des montagnes route de l’or  © Droits réservés
route de l’or  © Droits réservés
 © Droits réservés
route de l’or  © Droits réservés
route de l’or église © Droits réservés
Ils étaient fous, ces Portugais ! Du moins le petit groupe d’aventuriers qui ont osé quitter le littoral brésilien en 1698 pour s’enfoncer dans un pays hostile, bousculé de montagnes et submergé de forêts vierges.
Leur témérité leur a permis de découvrir l’eldorado : des pépites dont la couleur noire les a d’abord laissés perplexes, mais qui se sont révélées être de l’or pur, simplement recouvertes de minerai de fer oxydé. Et aussi des émeraudes, des topazes, des aigues-marines, des tourmalines… Une véritable malle au trésor qu’ils ont baptisée Minas Gerais, les Mines générales, et qui est encore considérée comme une des plus grandes réserves de pierres de couleurs au monde.
Une virée dans ce pays vaste comme la France, à quelque 500 km au nord ouest de Rio, ouvre la porte sur un « autre Brésil », loin des sentiers battus de Copacabana et des chutes d’Iguaçu. Le Minas Gerais conserve intactes les traces d’une présence coloniale vieille de trois siècles. Ses petites villes, Ouro Preto (« Or noir »), Mariana, Diamantina, agrippées au flanc des montagnes que la forêt dévale dans un ruissellement de lumière, sont nées le long de la « route de l’or » qui reliait la région à la côte. Racontant la folle épopée des pionniers portugais, elles abritent des vestiges du sacré omniprésent au 18e siècle.
Un cadre unique : ici l’art baroque, vierge d’influences extérieures à cause de l’isolement de la région, a peu à peu développé un style propre, sous la houlette du grand artiste Antonio Francisco Lisboa dit l’Aleijadinho. Au détour des ruelles pavées bordées de maisons altières aux balcons ouvragés, d’exubérantes églises s’ornent de sculptures de saints en cèdre ou en pierre à savon, affichant parfois des visages métissés. À admirer avant de craquer pour un collier en rubis vendu dans une boutiques « officielle » ou au coin d’un porche. À moins qu’on préfère cette délicieuse paire de boucles d’oreilles mêlant opales et améthystes.
route de l’or  © Droits réservés
Crédits photo : Thinkstock, Droits réservés
Article paru dans le numéro #30 ÉCLATS
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