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Aurore de Lignières
Évasion | 9 oct.
9 mn

Sous le ciel de Paris, le nouvel Hôtel Indigo
Un nouvel écrin stylé dans le Passage Edouard VII, raconté par son directeur.

Chambre de l'hôtel Indigo, écrin stylé, Paris authentique, Passage Edouard VII © Hôtel Indigo
Chambre de l'hôtel Indigo, écrin stylé, Paris authentique, Passage Edouard VII © Hôtel Indigo
À quelques heures de la soirée d’inauguration, les coulisses de l’Hôtel Indigo Paris – Opéra bruissent de murmures aimables et de gestes empressés. Les employés en costume impeccable répètent les derniers pas d’un ballet millimétré. Premiers accueils chaleureux, premiers petits déjeuners intimes dans la salle cosy du restaurant, premiers retours sur la décoration (l’architecte intérieur Jean-Philippe Nuel a collaboré au projet du Molitor), premières petites victoires, premiers clients qui prolongent leur séjour tellement ils se sentent chez eux, premières satisfactions quand toutes les petites pièces d’un puzzle minutieux s’assemblent tout d’un coup après de longs mois de labeur.
Car la conception de cet hôtel du groupe IHG est tout sauf « standard ». Rien de préfabriqué dans l’agencement des suites atypiques en duplex avec vue sur la Tour Eiffel, la composition de la cave du restaurant, le choix du thé proposé au petit-déjeuner (Thé des Ecrivains), ou celui de la bière à la carte (Gallia, bière produite en région parisienne).
C’est l’esprit de la marque Indigo : penser « local », concevoir des hôtels qui s’intègrent dans leur environnement, et reflètent leur quartier. Chacun de ses 60 boutique-hôtels raconte une histoire de « terroir citadin » et véhicule un certain art-de-vivre en ville – ici, le quartier de l’Opéra, des théâtres et des Grands Boulevards.

DÉCO ET CLINS D’ŒIL

Mais si cet hôtel du très joli Passage Edouard VII est si particulier, c’est aussi parce que Vincent Poulingue, son directeur général, est un amoureux des belles et bonnes choses, qui a le sens du détail. Faisant sien le souci du sur-mesure propre au groupe, il a mis beaucoup de lui-même dans l’aménagement de l’hôtel, sans avoir peur de sortir des sentiers battus. « Je suis fier d’avoir trouvé de l’authenticité dans notre manière de travailler, en choisissant un à un nos fournisseurs, explique-t-il. Mes choix sont pointus et personnels, mais toujours en accord avec un certain esprit parisien, jusque dans le choix des costumes des serveurs. »
Et l’on a plaisir à relever avec lui les trouvailles décoratives, les clins d’œil et autres références à la capitale qui participent à l’expérience : le miroir de la salle de bain auréolé de disques de lumière, comme dans une loge d’artiste, les plaques de numéros de chambres qui rappellent celles des rues, les prises de vue des couloirs reprenant les grands immeubles en noir et blanc du quartier, la vue de l’Opéra dans la douche, les grandes fresques des chambres qui représentent des ballerines ou des sculptures…
Mais attention, pas de finitions tape-à-l’œil pour épater la galerie, pas d’atmosphère m'as-tu-vu. Les détails se remarquent à peine, ils se ressentent au fil du séjour. « Par égard pour les personnes, nombreuses en ville, qui souffrent d’allergies, nous avons choisi de mettre du parquet dans nos chambres, poursuit Vincent Poulingue. C’est plus sain que les moquettes. De même, pas de couettes ou d’édredons traditionnels, nos duvets en holofibres de silicone sont traités 100 % anti-acariens. » Et dans les salles de bain, les produits de la marque française Sampar, adorée des bloggeuses beauté et autres IT girls, contiennent des actifs « anti-pollution ».
Vue sur la Tour Eiffel, Hôtel Indigo à Paris, écrin stylé, Paris authentique, Passage Edouard VII © Hôtel Indigo

SUR MESURE À TOUS LES ÉTAGES

Au niveau de l’accueil et du service, on vise le sur-mesure. « C’est la ligne de conduite de l’hôtel : proposer un service très personnalisé, répondre favorablement à toutes les demandes, avoir une relation proche avec les clients dès la réservation. Tous les clients sont contactés personnellement avant leur arrivée à l’hôtel : nous leur demandons par quel moyen ils arrivent, à quel moment de la journée, pour pouvoir préparer leur accueil, et les aider dans leur organisation. S’ils arrivent en taxi, nous leur envoyons un voucher à donner au chauffeur avec l’adresse de l’hôtel. » Ainsi, il règne ici comme une atmosphère de maison d’hôtes, alors qu’« il y a quand même 6 étages et 57 chambres ! »
Le restaurant, Tartares, a pris un parti original : « Concevoir un restaurant autour du thème du tartare, c’est très parisien et osé à la fois, car le tartare, dont la fraîcheur doit être absolue, ne laisse pas de place à l’imprécision. Mais c’est une source d’infinis, il y a tant de déclinaisons de saveurs et textures à explorer. »
Le dessert aussi est très Paris-Paris : pas de créations alambiquées mais un exceptionnel mille-feuilles à la vanille ou une parfaite tarte aux framboises fraîches, qui rendraient presque nostalgique de ce temps où les Parisiens chics s’attablaient au Café de la Paix à l’heure du thé.

SO PARISIAN

La carte des vins a fait l’objet d’une attention toute particulière : « La plupart des restaurants et brasseries de Paris travaillent avec deux fournisseurs, Richard et Tafanel, très compétents par ailleurs. Résultat : on voit les mêmes vins partout. Avec les Caves Legrand Filles et Fils, nous avons trouvé une alternative qui sort de l’ordinaire. Nous avons privilégié le travail de producteurs respectueux des cycles naturels, comme Dominique Lafon. Ce sont souvent de petites productions, pas forcément très connues, mais qui méritent de l’être. » Tous ces vins sont servis au restaurant, mais aussi au verre au Wine Bar, qui possède une terrasse So Parisian pour les beaux jours.
Cette soif d’originalité s’étend aussi au champagne. Ici, on sert du Pertois-Lebrun, un blanc de blanc pointu et exclusif. « Nous avons choisi ce champagne avec Philippe Jamesse, le sommelier du Domaine Les Crayères à Reims. La maison Pertois-Lebrun ne travaille que sur des grands crus, et ils sont excellents. C’est une maison en plein renouveau, reprise par deux jeunes frères de la famille propriétaire. Nous avons créé une vraie relation avec eux. Et nous sommes le seul hôtel-restaurant de Paris à distribuer cette marque. »
Sur la carte, on trouve aussi le champagne Artéis & Co, une nouvelle marque très tendance de champagnes millésimés. Vincent Poulingue assume ses choix : pour le whisky, c’est Nikka, un whisky japonais et rien d’autre, et le digestif est du Calvados Manoir d’Apreval… parce qu’il est originaire de la région ? Sourire. Peut-être. « Mais le Manoir d’Apreval, c’est le meilleur ! »
Crédits photo : Hôtel Indigo
Bonnes adresses
2 rue Edouard VII
75009 Paris - France
+33 1 44 80 00 32
Article paru dans le numéro #37 ON THE ROCKS
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