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Sophie Colin
À savoir | 25 juillet
5 mn

3 nouvelles manières d'acheter de l'art
Trois nouvelles plateformes en ligne pour acquérir sans complexe des œuvres d’art de qualité.

Xin Tan - Bulles de savon © DR
Artsper, Early Work et Balibart sont des nouvelles plateformes d’achat d’œuvres en ligne. Tous trois revendiquent une approche de l’art à la fois sérieuse et décomplexée pour conquérir un marché intimidé par le concept de la galerie physique, perçue comme inaccessible géographiquement et psychologiquement. Chacun le fait à sa manière et avec des partenaires différents.
Burton, Calot, Orlinski, Warhol, Mercusot et  François-Xavier Trancart et Hugo Mulliez, fondateurs de Artsper © Artsper
Burton, Calot, Orlinski, Warhol, Mercusot et François-Xavier Trancart et Hugo Mulliez, fondateurs de Artsper

Artsper

Diplômés de l’EDHEC, Hugo Mulliez et François-Xavier Trancart ont fondé Artsper en 2013. Leur particularité : proposer des artistes exposés par des galeries présentes dans les foires internationales les plus importantes (Fiac, Frieze London, Art Basel…) et les Off (Slick, YIA…). Ou par quelques galeries émergentes. C’est avec elles, et non avec les artistes, qu’ils travaillent directement. Au total : 700 structures partenaires, la plupart francophones, et 30 000 œuvres sur le site. Sculptures, dessins, photos, installations. Pas de vidéo. Le premier prix est de 100 €, le panier moyen de 2 000 € et certaines œuvres peuvent atteindre des centaines de milliers d’euros. Ce concept offre aux futurs acquéreurs la garantie d’une double expertise professionnelle : celle des galeries et celle d’Artsper.
Côté pratique, la navigation sur le site est facilitée grâce à des filtres de catégories, de prix, de thèmes… En complément des informations qui y sont réunies, un conseiller en ligne est disponible à tout moment pour répondre aux questions relatives aux œuvres, aux artistes, à la livraison, à l’encadrement… Désireux d’aller plus loin dans l’accompagnement des clients, le site d’Artsper propose un magazine qui aidera tous ceux qui veulent en savoir plus sur des sujets comme le marché de l’art ou la constitution d’une collection.
Rabichon, Loznikov, Vicari, Doublet et Schweizer de chez Early Work © Early work
Rabichon, Loznikov, Vicari, Doublet et Schweizer de chez Early Work

Early Work

Lancé en novembre 2015, Early Work a choisi de défendre le travail des étudiants et des jeunes diplômés sortis depuis moins de cinq ans des écoles d’art, de photographie, de design et d’architecture et de vendre leurs œuvres en ligne. Issus de prestigieux établissements comme les Beaux-arts de Paris, Le Fresnoy, la Villa Arson, La Cambre, Columbia, le Royal College of Art, les artistes sont sélectionnés par un comité composé des associés de Early Work et de trois invités en lien avec la culture, la communication, la jeune création européenne… qui sont renouvelés afin d’assurer une diversité de goûts dans la ligne éditoriale. 80 artistes, en majorité européens, qui, à travers 600 à 700 œuvres, représentent tous les supports. Tirées à cinq exemplaires (plus rarement à 10), les pièces coûtent entre 100 et 1 000 €.
Ce qui caractérise ces jeunes artistes ? « Leur sincérité car ils sont très humbles et courageux dans la voie qu'ils ont choisie. Et leur intuition car ils ne maîtrisent pas encore tous les éléments de leur travail et doivent se faire confiance. » A partir du mois d’octobre, artistes et collectionneurs pourront se rencontrer dans un nouvel espace d’exposition, ouvert sur rendez-vous. Early Work donne également la parole à des personnalités du monde de l’art sur son site, sous forme d’interviews. Enfin, des projets se développent hors les murs autour du travail de ces artistes à l’avenir prometteur.
Kilic, Guichard, Xin Tan, Happy Red Fish, Slabbinck et Maxime Delmotte et Adrien Salamon fondateurs de Balibart  © BALIBART
Kilic, Guichard, Xin Tan, Happy Red Fish, Slabbinck et Maxime Delmotte et Adrien Salamon fondateurs de Balibart

Balibart

Maxime Delmotte et Adrien Salamon ont, entre autre, fait HEC et lancé l’équivalent d’Amazon en Afrique. En septembre 2014, ils mettent en ligne Balibart. La mission de cette plateforme : permettre à des artistes, illustrateurs, graphistes travaillant souvent pour des grandes marques ou des magazines prestigieux d’être connus d’un plus large public. Le support de leur créativité va des affiches à une ligne textile, qui se décline en tee-shirts, sweats, sacs, en passant par des tasses et des mugs. 200 artistes ont rejoint l’aventure. Plus de 2 000 œuvres sont aujourd’hui en vente, à partir de 19 € jusqu’à environ 200 €. On les trouve à la fois sur le site de Balibart lui-même et sur celui des artistes. Les commandes sont, dans les deux cas, traitées par Balibart. Le plus : une astuce digitale qui permet de rentrer son adresse sur la page du produit que l’on aime pour savoir si quelqu’un autour l’a acquis afin de pouvoir d’aller la voir chez lui.
La plateforme propose par ailleurs des créations sur-mesure. Les clients peuvent laisser leur brief sur le site. L’artiste qu’ils aiment réalisera spécialement pour eux une œuvre qui répondra à leurs aspirations. Cette commande spéciale coûte entre 300 et 500 €. Sur-mesure également, la décoration du nouveau Mariott Renaissance Republique à Paris signée par Balibart. Enfin, un blog réunit les portraits de créatifs intéressants : musiciens, cinéastes, artisans… pour explorer la création sous toutes ses formes.
Crédits photo : Early work, DR, BALIBART, Artsper
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