Fermer
Alexis Morloup
Recommandation | 3 déc.
4 mn

La scène de tous les possibles
Avec 3e scène, l'Opéra de Paris s'ouvre à d'autres formes artistiques. Et certaines œuvres nous ont coupé le souffle !

Opéra de Paris 3e scène © DR
Depuis 2015 l’Opéra de Paris a une 3e scène : une plateforme de vidéos en ligne, dont les créations audacieuses ont pour ambition de toucher un nouveau public, tout en restant dans la démarche artistique de l’Opéra national de Paris. Le bilan au bout de deux ans est plus qu'encourageant : 1,5 million de spectateurs, âgés de 20 à 35 ans environ ont vu les premières vidéos.

Les œuvres diffusées n’ont pas forcement un rapport avec l’opéra, l’Opéra de Paris laisse carte blanche aux artistes : « Il s’agit autant d’une chronique des artistes qui collaborent à cette 3e scène que d’une chronique de l’opéra », expliquait récemment le directeur artistique d’Opéra 3e scène.

Échantillon de quelques-unes des œuvres les plus marquantes.

C'est presque au bout du monde

Dans ce clip, Mathieu Amalric, réalisateur, filme Barbara Hannigan, soprano, dans ses répétitions, au plus près du grain de sa voix. Dix minutes de halètements, expirations, inspirations et respirations, avant d'entendre la voix cristalline de la soprano.

« Othello »

Abd Al Malik place le chef-d'œuvre de Verdi dans un contexte urbain contemporain. Il a écrit lui-même les courts dialogues dans des intertitres sur des cartons à la façon du cinéma muet. Quant à la bande-son, c'est celle de Verdi lui-même, arrangée par Arnaud de Solignac.

« Les Indes galantes »

Le jeune vidéaste Clément Cogitore adapte une partie du ballet des Indes galantes de Jean-Philippe Rameau, avec un groupe de danseurs de Krump et trois chorégraphes : Bintou Dembele, Igor Caruge et Brahim Rachiki. Le Krump est né dans les ghettos de Los Angeles des années 90, après les émeutes et les répressions policières qui ont suivi le passage à tabac de Rodney King.
Dans cette vidéo une cinquantaine de krumpeurs dansent avec frénésie, et explosent sur la Danse des sauvages tirée des Indes galantes. Le mariage de la musique baroque avec les gangs de Los Angeles donne un résultat d’une puissance stupéfiante.

« Je vous emmène »

L’écrivain Éric Reinhardt invite la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot sur le plateau monumental de l’Opéra Bastille. Sa seule exigence : que toutes les arrière-scènes soient entièrement vides, nues, pour les rééclairer, et y filmer Marie-Agnès Gillot perdue dans l’abstraction d’un lieu indéfini. Au préalable, Éric Reinhardt a demandé au compositeur Sébastien Roux d’écrire une bande-son à partir d’un extrait de son roman Cendrillon, lu par Laurent Poitrenaux.
Avec une bande-son et un plan séquence de huit minutes, pendant lesquelles un homme se souvient d’une rencontre inespérée suivie d’une perte aussi cruelle qu’inexorable, Je vous emmène délivre une lente et unique sensation, celle du présent pur.
Crédits photo : DR
Partager :
Article paru dans le numéro #136 TNT
Recevoir le magazine Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine l'essentiel de la culture, du business et de l'art de vivre.
Fermer
La scène de tous les possibles à un ami.
(*) Obligatoire
Fermer
Modifiez votre mot de passe
Fermer
Veuillez saisir votre identifiant
Fermer
Fermer
Bienvenue sur Pluris
Inscrivez-vous pour rejoindre
la communauté Pluris et recevoir chaque semaine le magazine.
Créer un compte avec un email
Bienvenue sur Pluris
, complétez le formulaire pour terminer votre inscription.